«On peut quand même dire que c'est très agréable d'avoir du beau temps ce soir (hier), car le temps qu'on a eu jusqu'à maintenant, ce n'est pas l'idéal. Par contre, notre équipe des événements spéciaux a beaucoup d'expérience avec les spectacles extérieurs et est capable de bien composer avec ça», explique M. Marcotte.
Quand il pleut, Les chemins invisibles délaissent l'aspect déambulatoire du spectacle avec ses trois processions pour offrir une représentation plus intimiste à l'abri des bretelles de l'autoroute Dufferin-Montmorency. «Malgré tout, l'histoire ne comporte aucun changement, l'intention artistique demeure la même», précise Jacques Marcotte.
Hier, l'atmosphère était très détendue quelques heures avant la représentation à l'ancienne caserne de pompiers qui sert de refuge aux artisans du Cirque. Une artiste maquillée faisait vire-volter son diabolo pendant que deux comédiens vêtus de costumes éclatés fumaient une cigarette et que d'autres artisans du spectacle discutaient en sirotant un café.
Satané vent
Jacques Marcotte signale d'ailleurs que pour les artistes, le vent a un impact plus grand que la pluie. «C'est un impact majeur, ça rend les choses plus difficiles, notamment pour les jongleurs, et c'est là que d'avoir un grand pouvoir de concentration devient primordial.»
La foule est également moins importante les soirs de pluie. «Quand le spectacle se déroule uniquement sous les ponts, on attire environ 2000 personnes, alors qu'on parle plutôt de 5000 à 6000 quand c'est plein. Également, ce n'est pas la même chose pour les artistes de jouer à 20 pieds de la foule que de jouer à 200 pieds, mais ils donnent toujours leur 100 %», précise le directeur artistique.
Celui-ci s'est d'ailleurs dit très satisfait de la réponse du public. «C'est très agréable, les gens apprécient la magie et la poésie du spectacle et on se rend compte que plusieurs spectateurs reviennent, car ils savent quand se déplacer d'un plateau à l'autre.»
Tome deux
Comme Les chemins invisibles doivent être présentés à Québec durant cinq ans, le spectacle comportera de 20 % à 25 % de nouveau matériel chaque année. Jacques Marcotte précise d'ailleurs que le Cirque a déjà commencé à penser à 2010.
«L'écriture du tome deux est déjà débutée. C'est un processus de création qui se poursuit pour le concepteur, Julien Gabriel, et son équipe», conclut-il.










