Our Lady Peace a démarré en canon avec l'énergique Monkey Brains de leur plus récent album Burn Burn, mais a tout de suite fait cadeau au public de leur plus grand succès, Superman's Dead.
La pièce a propulsé le groupe et leur album Clumsy au sommet des palmarès, dans le courant postgrunge des années 90. Les critiques et plusieurs inconditionnels diront que le groupe torontois ne s'est jamais rapproché de la qualité de cet album, que l'histoire aura marqué comme référence pour Our Lady Peace, avec Naveed.
Après une brève incursion dans Gravity et Healthy in Paranoid Times, avec Angels Losing Sleep et Innocent, OLP a enchaîné avec la pièce-titre de leur album-phare, suivi de Is anybody home?, où le chanteur Raine Maida a accompagné le fredonnement timide de la foule à la guitare acoustique. Le groupe n'a pas oublié Somewhere Out There et One Man Army, qu'il a jouées entrecoupées de quelques titres de Burn Burn, pour terminer avec l'extrait radio All You Did Was Save my Life qui a soulevé les applaudissements de la foule, qui s'était montrée jusque-là plutôt discrète.
La foule, évaluée à 65 000 personnes, participait beaucoup plus au retour du rappel, alors que Our Lady Peace y est allé de succès en succès avec Naveed, In Repair et la très énergique Starseed. Elle en redemandait, mais c'était déjà terminé.
Avant le spectacle, des centaines de festivaliers, qui ne s'attendaient probablement pas à une foule aussi nombreuse, s'étaient massés aux entrées de l'endroit, où ils ont dû patienter de nombreuses minutes pour permettre aux bénévoles débordés de faire payer le prix d'entrée.
Joint à la fin du spectacle, le directeur général du Festivent, Sébastien Huot, parlait d'une foule record pour le festival. La marche est assurément très haute pour l'an prochain, concède-t-il, mais «on n'a pas peur de ça!» s'exclame-t-il!










