Chez Molson, coprésentateur du Festival d'été de Québec, le conseiller aux relations publiques Douglas Chow soutient que le «portefeuille événementiel» de la compagnie est en constante révision. Toutefois, l'annonce du déplacement des FrancoFolies n'affectera pas la commandite du Festival d'été puisqu'il s'agit de deux événements aux marchés distincts.
Christine Hollander, directrice des communications chez Ford Canada, qui contribue aux deux festivals, soutient «qu'ils supporteront ce que les FrancoFolies et le Festival d'été vont faire». En partenariat avec les Francos depuis plus de 10 ans, Ford lui est d'ailleurs lié jusqu'en 2012. Jointe en vacances, Mme Hollander ne pouvait confirmer la durée de l'entente avec le festival de Québec.
Elle avance toutefois que les deux événements attirent des clientèles différentes et permettent tous les deux à Ford «de se rapprocher de notre clientèle et de contribuer à la culture».
Pour les mêmes raisons, Loto-Québec n'envisage pas non plus modifier ses modalités de commandite. «En juillet, pendant certaines fins de semaine, on commandite entre sept ou huit événements en même temps», indique Jean-Pierre Roy, porte-parole. Financer à la fois les Francos et le Festival d'été ne pose donc pas de problème.
Des ententes ont d'ailleurs déjà été signées : jusqu'en 2010 pour les FrancoFolies et jusqu'en 2011 avec le Festival d'été de Québec (FEQ). Pour la suite, on jugera par la réaction de la population au nouvel «emplacement» en juin des FrancoFolies.
«On ne remet pas du tout en question notre engagement avec le Festival d'été de Québec», affirme également André Chapleau, porte-parole de Desjardins. Le groupe financier vient justement de renouveler son partenariat avec le FEQ jusqu'en 2011. «C'est un partenaire avec lequel on s'entend très bien et dont on est très satisfait.»
Pas de compétition
Louis-Olivier Batty, porte-parole d'Hydro-Québec, affirme que la société d'État a une entente de trois ans qui se termine en 2011 avec le Festival d'été de Québec. «De toute façon, c'est un peu l'idée des commandites de pouvoir soutenir des événements dans plusieurs régions du Québec.» Il n'y a donc pas de «compétition» entre les événements. Chaque demande est néanmoins analysée, mais ce n'est pas parce que les FrancoFolies se tiendront avec le FEQ que celui-ci sera brimé, assure M. Batty.
Il est à noter que le Festival d'été tire environ le tiers de ses revenus de la commandite. Un autre tiers provient du financement public et le reste, des exploitations lors des spectacles et des activités.
Le lait incertain
À la Fédération des producteurs de lait du Québec, on estime qu'il est beaucoup trop tôt pour savoir si le déménagement des FrancoFolies en juin influencera les ententes de commandites. «Les commandites sont négociées chaque année. On vient de sortir des FrancoFolies. On va évaluer cette année et on va revoir pour l'année prochaine», dit François Dumontier, porte-parole.
Il n'a pas été possible mardi de parler aux représentants de Bell, commanditaire principal du Festival d'été.













