OSQ: un chef plus en forme que jamais

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OSQ: un chef plus en forme que jamais

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Le directeur musical de l'Orchestre symphonique, Yoav Talmi, a été fait officier de l'Ordre national du Québec par le premier ministre Jean Charest, devant une salle Louis-Fréchette bondée, hier soir.

Le Soleil, Erick Labbé

Richard Boisvert
Le Soleil

(Québec) Alors qu'il recevait l'Ordre national du Québec des mains de Jean Charest, hier soir, Yoav Talmi a promis de contribuer autant qu'il le pouvait à la vie culturelle de Québec durant les deux prochaines années qui restent à écouler à son contrat avec l'OSQ.

Il n'a pas tardé à en donner la preuve. Pour reprendre certains des mots utilisés par le maestro, disons qu'il a dirigé le concert inaugural de la saison, hier soir au Grand Théâtre, de tout son coeur et de toute son âme.

M. Talmi a clairement signifié qu'il a l'intention de remplir son mandat jusqu'au bout et avec honneur. On n'en attendait pas moins de sa part. De retour après quelques mois de repos, il est par ailleurs apparu dans une forme splendide quoiqu'un peu amaigri encore.

Avec les Tableaux d'une exposition de Moussorgski, le chef a démontré qu'il tient toujours son orchestre bien en main. L'interprétation de la pièce de résistance de la soirée résultait d'un effort collectif soutenu et convaincant. La cohésion de l'ensemble est clairement apparue dans Le marché de Limoges, un mouvement moins impressionnant que le flamboyant finale, certes, mais beaucoup plus périlleux.

En première partie, le pianiste d'origine ukrainienne Alexandre Gavrylyuk, un prodigieux jeune interprète entendu à Québec une première fois il y a un peu plus de deux ans, s'est révélé aussi brillant qu'on pouvait s'y attendre. Sa technique à toute épreuve lui permet de s'attaquer au 2e de Prokofiev avec un incroyable sang-froid et en se permettant tous les excès imaginables, du caractère le plus grotesque au climat le plus agité.

On a plusieurs fois eu l'impression qu'un véritable torrent se déchaînait sur scène. Gagné par la même énergie, l'orchestre a contribué de façon remarquable à toute cette frénésie.

En rappel, le soliste a offert le Rondo en ré majeur, K. 485 de Mozart, histoire peut-être de montrer qu'il peut jouer la musique la plus charmante et la plus délicate qui soit de façon tout aussi éloquente.

ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC. Concert inaugural de la saison. Direction : Yoav Talmi, chef d'orchestre. Soliste : Alexandre Gavrylyuk, pianiste. Borodine : Le prince Igor, ouverture. Prokofiev : Concerto pour piano no 2. Moussorgski : Tableaux d'une exposition (orchestration de M. Ravel). Hier à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec. Présenté de nouveau au même endroit aujourd'hui à 10h30 et à 20h.

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