Folie/Culture: losers et fiers de l'être

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La performeuse de Joliette Suzanne Joly, qui s'est... (Ivan Binet)

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La performeuse de Joliette Suzanne Joly, qui s'est notamment fait connaître avec les Ateliers convertibles, présentera Prendre mon T avec elle en soirée performances à Folie/Culture.

Ivan Binet

Nadia Ross, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) L'annuelle rencontre entre l'art et la santé mentale, l'événement d'envergure internationale Folie/Culture, est de retour dès demain. Pendant trois jours, artistes, écrivains, philosophes et historiens de l'art vont échanger sur le concept du loser. Avec des débats, des conférences, des interventions urbaines, des performances et une exposition, ils vont nous prouver qu'être en marge peut être à la fois drôle, émouvant et douloureux.

«Loser, c'est particulier comme thème parce que ça touche autant les artistes qui sont souvent marginalisés que les gens atteints de maladie mentale qui sont rejetés», explique Céline Marcotte, directrice de Folie/Culture.

Comme il est maintenant coutume, une exposition d'art visuel est au menu. Cette année, les artistes ont été invités à explorer un thème qui a su réveiller de vieux fantômes : le rejet. «Ça a été difficile pour certains artistes de participer au projet de Lynn Cazabon, Réunion, car ils devaient parler de leur adolescence de loser devant la caméra», relate Mme Marcotte. Le résultat est une installation vidéo qui présente des artistes à la façon d'un album de finissants superposant leur visage d'hier à celui d'aujourd'hui.

Un vrai loser a aussi choisi de s'exposer. On se souvient de José Breton, celui qui a fait l'éloge des femmes au gros derrière lors de sa campagne aux élections provinciales de 2008. Il y présentera son parcours anticonformiste qui ne lui a valu que des échecs et des refus. Une oeuvre qui devrait créer un léger malaise ou, du moins, éveiller une certaine compassion.

Et c'est un peu l'objectif de Folie/Culture, raconte la directrice. «On veut amener les artistes à explorer des zones parfois inconfortables qui sont liées à la maladie mentale. Mais on veut aussi éveiller les gens à ce que ces individus peuvent ressentir. Ce qu'on ressent quand on est un loser

Les activités débutent demain avec une conférence du philosophe Alain Beaulieu et se poursuivent jusqu'à samedi. Quant à l'exposition Loser, elle se tient jusqu'au 11 octobre.

Vous voulez y aller?

QUOI : Folie/Culture Loser

QUAND : 1er, 2 et 3 octobre

OÙ : 796, Saint-Joseph Est (conférences et débats) 55, Saint-Joseph Ouest (exposition, interventions et performances)

INFO : folieculture.org

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