Nicolas Pellerin: et si hier m'était chanté

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La plupart des musiciens qui jouent de la... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La plupart des musiciens qui jouent de la musique traditionnelle fouillent dans les archives de l'Université Laval pour dénicher des chansons. Nicolas Pellerin, lui, a pu compter sur des enregistrements de sa région, la Mauricie.­

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Valérie Lesage
Le Soleil

(Québec) Adolescent, pendant que ses chums écoutaient Greenday, Nicolas Pellerin écoutait Raoul Duguay et Richard Desjardins. Petit, au lieu de regarder la télé, il allait, avec son frère Fred, écouter les vieux du village qui passaient dans la cuisine familiale à Saint-Élie-de-Caxton. Maintenant qu'il est grand, le musicien raconte sur les scènes du Québec et d'ailleurs la petite histoire de la musique d'ici.

«Mon père était chums avec tous les vieux du village et ils se racontaient des histoires de chevaux. On avait un show chaque soir. C'est peut-être de là que vient notre respect pour ce qui a été fait avant. On n'est qu'un maillon dans la chaîne, et Fred et moi, chacun à notre façon, on essaie de transmettre», raconte Nicolas, en visite à Québec pour parler de son premier album solo, en collaboration avec les Grands hurleurs (le guitariste Simon Marion et le bassiste Simon Lepage).

La plupart des musiciens qui jouent de la musique traditionnelle, dit-il, fouillent dans les archives de l'Université Laval pour dénicher des chansons. Nicolas Pellerin, lui, a pu compter sur des enregistrements de sa région, la Mauricie. Un monsieur Léopold Landry lui a offert 42 bobines contenant 911 chansons que son frère a numérisées. Et puis comme le musicien possède aussi une collection d'environ 400 vinyles de soirées canadiennes, il avait une mine d'or dans les oreilles.

«J'ai le souci de respecter les versions originales. On va ailleurs, mais on ne démanche pas pour démancher. On essaie de fusionner des styles, mais il faut que ce soit justifié, en appui au texte ou à la mélodie.»

Ressentir les mots

Quand il écoute les vieux enregistrements, Nicolas Pellerin s'attarde particulièrement aux chanteurs, à la manière qu'ils ont d'interpréter, de ressentir les mots. Et il essaie ensuite de reproduire et de raffiner cette énergie.

En 2007, le violoniste et chanteur avait enregistré un album avec son frère Fred. Leur collaboration était née d'un vieux rêve et elle était aussi liée à la mort de leur père. Cette fois, Nicolas Pellerin avance dans un univers qui lui ressemble davantage, dit-il, sans se sentir dans l'ombre du célèbre conteur.

«On fait tous les deux dans la tradition, mais ce qu'on fait est très différent. Je suis musicien et lui, il écrit. Même si la source pour les deux est la tradition orale, les gens ne peuvent pas nous comparer, c'est trop différent. S'il y a quelque chose, le fait que Fred soit connu m'aide. Les deux on est super fiers l'un de l'autre. On est de grands amis.»

Nicolas Pellerin et les Grands hurleurs amorcent une tournée d'une cinquantaine de dates partout au Québec avant de partir à l'aventure l'été prochain dans le réseau des musiques du monde et des festivals folk.

«Le show est loin d'une soirée canadienne et des gros clichés de la musique traditionnelle. Ça groove ou c'est planant. Les gars sont d'excellents musiciens et le côté performance est assez fort.»

Vous voulez y aller?

QUI : Nicolas Pellerin et les Grands hurleurs

QUAND : 12 décembre, 20h

: Théâtre du Petit Champlain

BILLETS : 29 $

TÉL. : 418 692-2631

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