La chanson francophone en détresse

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Dangereuse attraction de Marie-Mai fut l'un des rares... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Dangereuse attraction de Marie-Mai fut l'un des rares spectacles payants de l'année 2008.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Valérie Lesage
Le Soleil

(Québec) Cette fois, on peut vraiment parler de crise pour la chanson francophone: tous les indicateurs sont en baisse, à la scène comme sur le marché du disque, tandis que ceux de la chanson anglophone sont en hausse; une tendance qui se maintient depuis quelques années.

L'Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ) publiait mardi de nouvelles statistiques extrêmement préoccupantes.

«Ça devient très préoccupant parce qu'on peut maintenant parler de tendance. On voit que ça s'installe depuis au moins deux ans. Pour longtemps, je ne sais pas...» a laissé tomber la présidente de l'ADISQ, Solange Drouin.

Tandis que l'assistance aux spectacles de chanson anglophone a augmenté de 11,9 % entre 2007 et 2008 (et de 33 % depuis 2005), elle a baissé de 13,5 % aux spectacles de chanson francophone. Pour la deuxième année consécutive, la chanson anglo attire plus de spectateurs que la chanson franco : 1,2 million contre 0,9 million, soit le niveau le plus bas depuis que l'OCCQ tient des statistiques (2004). De tous les arts de la scène, il n'y a plus que la danse (4 % des entrées) qui attire moins de spectateurs que la chanson francophone (12,5 %). Les variétés arrivent premières (28 % des entrées), suivies du théâtre (22 %), de la chanson anglophone (17,8 %) et de la musique (13,6 %).

Après avoir augmenté sa part de marché entre 2004 et 2005, la chanson francophone a constamment diminué depuis, et alors qu'elle attirait 52 % de l'assistance payante en chanson en 2005, elle n'attirait plus que 37 % de cette assistance l'an dernier. Les revenus de billetterie de la chanson franco ont considérablement chuté, passant en quatre ans seulement de 46 % à 22 % des recettes générées par les spectacles de chanson dans leur ensemble.

Autre donnée désastreuse : la chanson est maintenant l'art de la scène qui obtient le plus bas taux d'occupation payante des salles avec 54,5 %, derrière le théâtre, 62 %, et la danse, 64 %. Les variétés (humour et autres) sont championnes avec un taux d'occupation de 80 %.

Marché du disque

Le marché du disque, dominé par les succès des Lost Fingers et de Sylvain Cossette avec leurs reprises de succès anglophones, n'est guère plus favorable à la chanson d'expression française : un peu moins des deux tiers des albums québécois vendus en 2008 étaient de langue française (63,3 %), le plus bas niveau depuis 2002.

«Il faut stopper cette tendance, a réagi Mme Drouin. Il faut réfléchir à des manières de mettre de l'avant notre chanson sur les nouvelles plates-formes [numériques] parce que moins de disques, ça a aussi un impact sur la scène.»

La part de marché des albums de langue anglaise a augmenté de 9 % entre 2007 et 2008 pour atteindre 64 %.

On ne peut mettre le recul de la chanson francophone sur le compte de la récession. Globalement, les Québécois ont acheté

sept millions de billets de spectacle en 2008, presque autant que l'année précédente. Le taux d'occupation des salles en général pour tous les arts de la scène n'a baissé que d'un demi-point, à 72,1 %.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer