Banana Shpeel: le pari risqué de la comédie de variétés

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Cette nouvelle production du Cirque tranche avec le... (Photothèque Le Soleil)

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Cette nouvelle production du Cirque tranche avec le créneau habituel qu'on lui connaît.

Photothèque Le Soleil

Pierre Couture, envoyé spécial
Le Soleil

(Chicago) Pas facile de se lancer dans la comédie et le théâtre de variétés lorsque l'on s'appelle le Cirque du Soleil. C'est pourtant le pari très risqué pris avec Banana Shpeel présenté à Chicago.

À la sortie du spectacle, jeudi soir au Chicago Theater, la réaction du public était partagée. Certains avaient adoré cette première mondiale (riant plusieurs fois à gorge déployée), d'autres semblaient sur leur faim. Chose certaine, les spectateurs semblaient avoir apprécié dans l'ensemble leur soirée.

Le Soleil, pour sa part, a assisté au spectacle à partir des balcons du magnifique Chicago Theater. La direction du Cirque du Soleil nous ayant refusé un accès médiatique, nous avons donc payé notre billet.

Cela dit, pour le reste, cette nouvelle production du Cirque tranche avec le créneau habituel qu'on lui connaît. Ici, le Cirque saute dans l'arène du théâtre burlesque et de la comédie. Grosses blagues, foires d'empoigne et bousculades animent ainsi les comédiens entre les divers numéros de cirque et d'animation de danse (claquettes, step dancing, etc.). Des numéros d'acrobatie qui, il faut bien le dire, sauvent la mise.

Pour l'histoire de cette production, on sait que l'équipe de création du Cirque a revu de fond en comble son contenu en catastrophe au mois d'octobre. Les deux principaux comédiens du spectacle (Annaleigh Ashford et Michael Longoria) ont notamment été remerciés.

Il faut souligner le travail du personnage principal, Schmelky, un producteur cruel et colérique à la recherche de nouveaux

talents à exploiter. Sur son passage, il trouvera ses deux abrutis d'assistants et de nombreux aspirants les uns tous aussi

loufoques et débridés que les autres.

En ce sens, la scène du repas au restaurant Chez Jacques est complètement disjonctée. Une scène qui prend fin dans une bousculade plus grande que nature et un «cassage» d'assiettes digne des grandes comédies américaines.

Si parfois le jeu des comédiens traîne en longueur, la scénographie, les costumes, les éclairages et la richesse des décors respectent les critères de qualité du Cirque du Soleil.

En somme, du travail d'ajustement certes avant la grande rentrée new-yorkaise prévue en février. Tout n'est pas perdu. On laisse donc la chance au coureur.

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