Le printemps des poètes se célèbre à Québec depuis 2008, et dans une soixantaine de pays de la francophonie, depuis sa création en France, en 1999. «Cette année, nous célébrons la diversité linguistique de notre poésie, et particulièrement la vigueur poétique des Premières Nations. De plus, nous ramenons et bonifions de grands succès de l'an dernier, telle la soirée Obsédés textuels», a annoncé la directrice Isabelle Forest, lors du dévoilement d'hier.
La soirée d'ouverture du 4 mars donnera une certaine idée de l'effervescence de ce précoce Printemps des poètes. Sous le titre rimé Indigence=élégance, le Français Antoine Defoot présentera une série de perfos «dans laquelle le jeanfoutre côtoie le bien foutu». Pour finir la soirée, les six Crazy Crawleuses de Québec conjugueront la poésie au féminin pluriel, et cela dans toutes sortes d'indisciplines. (Studio P)
Le poète Aurian Haller est venu présenter Autour de Babel, un récital polyglotte regroupant des poètes francophones, anglophones, hispanophones et turcophones. «Ce sera une rare occasion d'entendre plusieurs de ces poésies dans leur langue maternelle, avec leur sonorité d'origine», a précisé Haller. (13 mars, Studio P)
Autochtones et allochtones se partageront la parole au Musée huron-wendat, le 20 mars, durant la soirée Yaamaatim, qui réunira trois poètes hurons et trois francophones. L'organisateur, Jean Désy, est venu témoigner de la beauté de la poésie huronne et de «la francophilie de la nation wendat». Cette soirée prendra une teinte politique lorsqu'on y dénoncera le développement hydroélectrique de la Romaine.
Pour en revenir aux Obsédés textuels du 9 mars, au Studio P, notons que toute personne pourra s'inscrire le soir même pour lire un court poème «galant, fripon, coquin et même cochon», à condition qu'il ne verse pas dans la violence ou la grossière indécence. Des prix seront décernés puisqu'il s'agit d'un concours.
Le premier rendez-vous du Printemps, et non le moindre, sera une soirée conte et poésie teintée de fierté francophile, le 2 mars au Café Babylone. Bourassez-nous pas! se réfère à une réplique cinglante du nationaliste Henri Bourassa à un évêque irlandais qui nous conseillait, il y a 100 ans, d'abandonner le français, «cette langue perdue»!
D'autres activités devant s'ajouter à la programmation, il serait bon de consulter régulièrement le www.printempsdespoetes.ca.











