La nouvelle chorégraphie de Lizt Alfonso s'ouvrait pourtant sur la chaleur du feu. Vêtues de robes rouge et or, les interprètes ont livré des mouvements très découpés, saccadés et précis. Mais certaines répétitions dans la gestuelle empêchaient de capter l'attention. Aussi, les sept musiciens placés dos au public au pied de la scène n'ont pas tout de suite su émouvoir avec leurs rythmes mélangeant musiques espagnole et afro-cubaine.
Puis l'eau est venue combattre le feu. Cette fois en bleu, les danseuses défilaient en bande fluide sur une nouvelle trame sonore difficile à définir. La performance d'un duo n'était pas sans rappeler une chorégraphie de nage synchronisée.
Ce n'est qu'après l'entracte qu'Elementos s'est réellement déployé. Avec l'air, un vent nouveau est venu souffler sur la scène. Trois interprètes en robe mauve, représentant la brise, ont servi un très beau numéro inspiré du flamenco. Même la musique a soudainement pris son envol avec un vibrant jeu de guitare.
Opposition et symbiose
Tout au long du spectacle, les quatre éléments ont vécu en opposition et en symbiose. Du début à la fin, la terre tenait le rôle principal, et au fil de ses relations avec le feu, l'eau et l'air, a donné vie à l'humain. Une naissance sous un voile rouge assez réussie.
C'est au tableau suivant que les prouesses synchroniques de la troupe ont été dévoilées. Les danseuses, comme des petits guerriers, ont presque servi un numéro d'agilité militaire. Claquements de bâtons, claquements de talents, le crescendo a été du plus bel effet.
On retiendra de ce spectacle de deux heures le sourire des danseuses et leurs corps athlétiques tout en muscles qui bougent avec beaucoup de précision.
La chorégraphe Lizt Alfonso, qui a fondé la compagnie exclusivement féminine en 1991, est venue saluer la foule à la fin du spectacle. Elle en était à sa deuxième visite à Québec après y avoir présenté Fuerza y Compas il y a quelques années.











