Il n'était plus possible pour la compagnie aérienne de commanditer deux événements majeurs à Québec. Air Transat a donc dû choisir entre le Festival d'été (FEQ) et le Grand Rire. Et les blagues l'ont emporté sur la chanson. «On avait depuis un certain nombre d'années un engagement avec les deux. Dans le contexte, on a dû prendre une décision à savoir quel était le festival que l'on désirait continuer de soutenir à Québec», explique Jacques Bouchard.
Et pourquoi avoir choisi le Grand Rire? «Il y avait un certain nombre de critères... c'est un peu confidentiel dans la mesure où ce sont des critères commerciaux. Dans toutes les commandites, on parle du public, de la visibilité. Plusieurs éléments entrent en ligne de compte pour choisir une commandite par rapport à une autre.»
Interrogé à savoir si le déplacement des FrancoFolies en juin avait pesé sur la décision de l'entreprise, M. Bouchard répond qu'«aucun autre critère à l'extérieur de Québec» n'a été pris en considération. «C'est vraiment juste dans le contexte de Québec.»
La directrice des communications du FEQ, Luci Tremblay, s'est dite étonnée des explications fournies par le porte-parole d'Air Transat. «C'est drôle, il y a quelque temps Daniel [Gélinas] avait parlé à Jean Marc Eustache, le patron d'Air Transat, qui lui a dit que c'était à cause de la situation économique de l'industrie aérienne que la compagnie se retirait.»
Autres transporteurs
Mme Tremblay soutient que le FEQ a approché d'autres transporteurs aériens en vue de conclure une entente. «C'est important d'avoir un transporteur pour les artistes. Les gens de la commandite travaillent là-dessus. C'est encore embryonnaire, mais on a fait quelques approches», dit-elle, tout en refusant de nommer les compagnies ciblées.
Tous les autres gros commanditaires, comme Molson, Desjardins, Métro, Hydro-Québec, Loto-Québec, et la Société des alcools du Québec- dont la commandite l'été prochain sera de 125 000 $ auxquels s'ajouteront 20 000 $ en produits - ont affirmé leur intention de maintenir leur association avec le FEQ. Plusieurs ont des ententes triennales avec le Festival. «On vient de renouveler notre entente avec eux pour les cinq prochaines années et on est très content», dit Marie-Hélène Lagacé, porte-parole de Molson.











