Vega a raconté, dans une chronique écrite pour le New York Times, qu'elle voulait faire de cette pièce la bande sonore d'un improbable film français, où elle serait accompagnée d'un piano.
Comme elle ne savait pas pianoter et qu'à l'époque elle ne connaissait personne qui jouait de l'instrument, elle a laissé la chanson a cappella. C'est bientôt devenu sa pièce de prédilection pour ouvrir ses spectacles. Elle avait en effet constaté qu'aussitôt qu'elle l'entonnait, les gens se taisaient.
C'est aussi sur ce titre que s'amorce son deuxième album, Solitude Standing, paru en 1987. Si elle a tourné à l'époque, la composition était destinée à tourner bien davantage : trois ans plus tard, un duo britannique, DNA, en a fait un remix, ajoutant des nappes de synthés et une boîte à rythme.
Tandis que son label menaçait de poursuivre les jeunes musiciens, Vega a préféré les rencontrer et a donné sa bénédiction à l'aventure. Bonne idée : cette version a fait mouche partout autour du monde, y compris où Vega ne s'était jamais fait entendre : dans les clubs et les radios R&B.
La popularité a été telle que Vega a embauché DNA pour remixer d'autres chansons. De nouveaux remix de Tom's Diner, conçus par divers artistes, ont par ailleurs vu le jour et ont été réunis par Vega sur le CD Tom's Album.











