Et à le regarder faire son numéro avec sa femme et partenaire Olga, qui l'aide à manipuler la roue, il y a de quoi se demander comment il fait soir après soir.
«Je dis toujours que je n'ai pas peur, parce que je suis conscient de ce que je fais. Mais j'ai probablement eu peur 100 fois plus que n'importe qui dans sa vie! rigole Laszlo. Sauf qu'à long terme, on ne peut pas faire ce métier-là si on a peur», précise-t-il en reprenant son sérieux.
Même s'il semble parfois hésiter durant son numéro, Laszlo affirme être en contrôle de sa prestation 99,9% du temps.
«Je risque ma vie à chaque tour, reconnaît-il, alors je ne me sentirais pas solide de faire un numéro que je ne suis pas absolument certain de maîtriser. Mais ça reste un spectacle. Il faut aussi que ça ait l'air dramatique. Alors, c'est certain que j'épice un peu plus la sauce», ajoute-t-il l'air sournois, visiblement satisfait de son effet.
N'empêche que cet athlète prend parfois de grands risques pour l'amour de son métier. Comme à Copenhague, au Danemark, en 2001. Sa roue de la mort a été installée sur une plate-forme qui elle était déjà à 10 mètres de haut. «Je n'avais aucune issue si je tombais», souligne Laszlo, heureux d'être encore parmi nous. «Techniquement, la hauteur ne fait aucune différence. Tout se passe entre les deux oreilles», ajoute-t-il.
Fier d'une longue carrière, remplie de succès et de fiascos comme il le souligne, Laszlo ne semble pas vouloir arrêter son métier de sitôt. Il devra quand même le pratiquer différemment dans quelques années. Il souhaite que sa petite fille de deux ans, Lisa, ait une vie stable. «J'ai une profession internationale et sur le long terme, c'est difficile pour la famille et les enfants», relate celui qui a eu deux autres enfants d'un premier mariage, qui vivent désormais avec leur mère.
D'une délicatesse infinie jusqu'à la fin de l'entrevue, Laszlo essaie de parler français pour dire «au revoir». La prononciation est maladroite, mais qu'importe. C'est plutôt lui qui nous donne le goût d'apprendre le hongrois pour lui dire «Köszönöm, Laszlo!» «Merci» de nous entraîner dans le sillon de ton rêve chaque soir!





















