Lundi, des spectateurs assistant au récital de la contralto Marie-Nicole Lemieux se sont sentis dérangés par l'écho de la musique et des conversations venant du Café du Monde, situé tout près de l'Agora. Le critique du Soleil Emmanuel Bernier en a d'ailleurs fait mention dans son compte rendu, soulignant des «irritants», comme le «bruit plutôt déconcertant qui émanait d'un club voisin».
Une lectrice du Soleil qui a préféré garder l'anonymat a également déploré le bruit venant de la terrasse du restaurant. «C'était désespérant. On entendait les cris et les rires sonores de deux ou trois madames qui avaient pris un verre de vin de trop, a-t-elle critiqué. Si ç'avait été Rammstein, je n'aurais rien dit. De toute façon, je n'aurais rien entendu... Mais je trouve ça inacceptable pour un concert classique.»
Avis à la clientèle
Cette même dame a contacté le Festival d'été pour faire part de ses récriminations. Selon la directrice des communications, Luci Tremblay, le message a été entendu et le directeur général du FEQ, Daniel Gélinas, a contacté les responsables du Café du Monde. Ces derniers ont accepté, pour les concerts susceptibles d'être troublés par le bruit ambiant, de demander à leur clientèle de baisser le ton pendant le récital. De tels avis seront donc livrés pour The London Quartet (10 août), Joseph Rouleau (16 août), Natalie Choquette (23 août) et Marie-Josée Lord (29 août). Le Royal 22e Régiment (7 août), la troupe American Crooner (13 août) et la revue musicale Rock Story (27 août) devraient pour leur part être en mesure d'enterrer la compétition sonore du Café du Monde.
Pour le reste, on ne peut pas empêcher les gens de souper sur une terrasse, note Luci Tremblay.
«Il faut comprendre que c'est un site en plein air en milieu urbain et que ça coûte 10 à 15 $. Ce n'est pas comme si on était au Palais Montcalm ou au Grand Théâtre, dans des salles qui ont été construites spécifiquement pour ça et où une attention particulière a été portée à l'acoustique. Nous, on fait le maximum pour contrôler ce qu'on peut contrôler.»
Billetterie engorgée
Une autre critique formulée à l'encontre du FEQ à l'Agora concernait la confusion qui a régné à la billetterie le soir du concert de l'Orchestre symphonique de Québec, le 20 juillet. Dans ce cas, l'événement a été victime de son succès, selon Luci Tremblay. «On a vendu 1900 billets à partir de 19h, raconte-t-elle. Les gens ont voulu acheter des billets pour d'autres spectacles et ils ont voulu choisir leur place.»
Pour éviter que le problème se reproduise, il n'est désormais plus possible de choisir son siège le jour du spectacle, précise-t-elle.











