Sum 41 a fait preuve de beaucoup de classe alors qu'on aurait pu s'attendre à beaucoup plus de monde.
Le Soleil, Laetitia Deconinck
D'entrée de jeu, le groupe ontarien a sorti les trucs de vieux routiers pour conquérir son jeune public, notamment en faisant monter deux spectateurs sur la scène flanquée de trois écrans géants. Le chanteur et guitariste Deryck Whibley pétait le feu, manifestement ravi de jouer live.
Il faut dire que Sum 41 est reparti en tournée après une pause d'une année. Ils sont arrivés à Québec avec plusieurs spectacles derrière eux et la possibilité de jouer comme tête d'affiche. Les gars ont joué la pédale au plancher avec l'intention de n'épargner personne.
C'était manifeste en ouverture alors qu'ils ont interprété deux de leurs plus gros succès, We're All to Blame et Walking Disaster. En fait, Sum 41 avait décidé de contenter ses fans en puisant dans l'éventail de ces cinq CD. In Too Deep, de leur deuxième album, a d'ailleurs semé la frénésie dans la foule qui connaissait les paroles par coeur.
Sum 41, c'est un assaut frénétique où l'énergie brute a préséance sur la précision de l'interprétation, même si les musiciens s'en tirent fort bien. La rythmique du batteur Stevo et du bassiste Cone McCaslin n'a qu'une vitesse : le pied au plancher.
Racines métal
Les gars n'ont d'ailleurs pas manqué d'honorer les racines métal de leur musique en jouant un court extrait du classique Master of Puppets de Metallica. «Pensez-vous que Simple Plan est capable de jouer ça?» a demandé Whibley. Peut-être, mais certainement pas la version décapante du Paint It Black des Rolling Stones que Sum 41 a livré avec un aplomb incroyable.
Les petits frères de Blink-182, comme on les surnomme, ont fait preuve de beaucoup de classe alors qu'on aurait pu s'attendre à beaucoup plus de monde.
Première partie
Pas chanceux, à Festivent: après un mois de juillet resplendissant, voilà que le festival s'ouvre sous une pluie intense. Ce qui explique la foule plus que clairsemée à cette soirée d'ouverture. Crache ton rock et Porté disparu avaient la tâche ingrate de mettre la table: rien de transcendant.
Porté disparu marche dans les pas de Vulgaires Machins, la verve, l'originalité et le coffre en moins. Le quatuor de Québec propose un hard rock générique et répétitif qui, mardi soir, peinait à maintenir l'intérêt.













