Celui qui est devenu célèbre avec son rôle d'Elvis Gratton au cinéma et à la télé a troqué les habits clinquants de son personnage fétiche pour une baguette de chef d'orchestre et a pris la place du capitaine Éric Fortin au pupitre pour l'interprétation de la pièce La cavalerie légère du compositeur autrichien Franz Von Suppé.
Il est ensuite revenu sur scène à la toute fin du spectacle, coiffé d'un sombrero, pour chanter, danser et jouer des maracas avec les cadets qui terminaient leur prestation par un pot-pourri des succès de La Compagnie Créole.
Chaudement applaudi par le public réuni devant la scène de la place George-V, le chef d'orchestre d'un jour s'est ensuite vu offrir, à la blague, un emploi de directeur musical par l'officier d'affaires publiques du programme des cadets du Canada, le major Carlo De Ciccio.
Rêve de jeunesse
Dans une brève allocution, la vedette du jour a remercié les cadets de lui avoir permis de réaliser un rêve. «C'était un rêve de jeunesse de faire partie d'un groupe musical de cadets, car, pour moi, la musique est une autre langue. Quand on m'a invité, ça m'a fait plaisir. Je vous embrasse, je vous aime fort, vive Québec, vive les cadets et, pour ceux qui aiment ça, think big, yeah!», a-t-il déclaré, paraphrasant son alter ego Elvis Gratton.
En entrevue avec Le Soleil, le comédien a parlé de son amour de la musique d'ensemble. «Je suis un amateur de musique militaire et de musique de groupe en général. J'ai entendu beaucoup de musique militaire durant ma jeunesse, car je suis né juste après la fin de la Deuxième Guerre mondiale et que mon grand-père avait servi durant la Première Guerre mondiale et m'en parlait souvent. J'ai toujours aimé les big bands, qui étaient inspirés de la musique militaire. Malheureusement, on n'en entend plus beaucoup!» a déclaré celui qui est devenu, depuis trois ans, un habitué du FIMMQ.
«Je viens à chaque année au festival et au Tattoo militaire de Québec. Lors d'une entrevue pour le lancement de la saison de la série Rock et Rolland, on m'avait fait une surprise en invitant un orchestre de cadets en studio et c'est justement là que le major De Ciccio m'a lancé cette invitation à diriger la Musique des cadets», a expliqué M. Poulin au sujet de ce nouveau visage.
Le comédien a toutefois avoué bien humblement qu'il était incapable de lire les feuilles de musique que le major lui avait fait parvenir pour se préparer. «J'ai regardé des interprétations de cette pièce sur YouTube et, pendant le spectacle, le capitaine Fortin me donnait des cues», a-t-il confié.
Après s'être produit sur une scène ornée de fanions sur lesquels on pouvait lire l'inscription «Cadets Canada», le comédien souverainiste s'est vu offrir, en guise de remerciement, une casquette et un chandail rouge portant la même inscription. «C'est quelque chose, hein!» a-t-il simplement lancé, sourire en coin, quand le journaliste lui a demandé s'il allait porter le chandail et le couvre-chef ornés de la feuille d'érable.
Il a toutefois profité de l'occasion pour signifier sa grande appréciation de la Musique du Royal 22e Régiment. «Ils sont exceptionnels à tous les niveaux. C'est un régiment francophone et, je ne veux pas avoir l'air chauvin, mais avec la Musique du Royal 22e, la barre est très haute. On n'a rien à envier à personne!» a-t-il conclu.











