Le collectif de Québec, formé autour de François Taschereau et de Simon Fortin, a offert au printemps un spectacle aussi jouissif qu'innovateur et il remet ça en décembre : à vos billets!
Fidelplasma, dont le premier album, 9.99, est sorti il y a un an, allie la chanson aux nouvelles technologies. On avait apprécié la touche de dérision du disque, de même que des refrains assez bien tournés. Le spectacle, lui, a tout d'un événement. Mis en scène par le duo Michel Lemieux et Victor Pilon (Starmania version opéra), le Fidelecho est théâtral, urbain, moderne, étonnant, stimulant et réjouissant.
«Il y a tellement de propositions... Alors on s'est dit que tant qu'à faire un spectacle, aussi bien se démarquer, tout en ayant du plaisir. Honnêtement, on ne savait pas ce que ça allait donner, on a été un peu surpris nous-mêmes!» concède François Tas-chereau, ex-homme d'affaires devenu artiste.
Photoclip hilarant
Sur scène, le comédien Jean Petitclerc joue le maître de cérémonie de ce cabaret électronique hors normes. Un photoclip hilarant défile sous nos yeux pendant que les musiciens interprètent J'aime ta franchise mon amour. Plus tard, des projections habillent les murs derrière la scène, d'autres se superposent sur des écrans semi-transparents. Tantôt nous entrons au confessionnal, tantôt chez Jean Chrétien. Issues de l'imaginaire ou de l'actualité, les images se créent aussi en direct, grâce à la magie des iPad. «Il y a de l'improvisation en temps réel, donc l'image devient un instrument dont on peut jouer.»
Fidelplasma donne à voir les chansons comme on ne les a jamais vues. En fait, l'image a pratiquement autant d'importance que la musique dans le projet du collectif.
«Pour nous, dès l'écriture, c'était comme. Ça fait partie du processus de création. L'image devient un instrument de musique supplémentaire pour la chanson. Mais en soi, une bonne chanson n'a pas besoin d'images, chacun peut se créer son propre scénario. Si on impose un visuel, c'est un choix délibéré et on espère apporter ainsi un plaisir au spectateur», explique François Taschereau.
Pour mettre au monde le spectacle, le collectif Fidelplasma s'est agrandi; des gens comme Marie-Louise Arsenault (Jamais sans mon livre), Zita et Karim Ouellet ont rejoint le Fidelband. Toute la création gravite autour de l'amitié, et donc du plaisir. Si les réputés Michel Lemieux et Victor Pilon ont généreusement offert une semaine de leur temps pour organiser la mise en scène, c'est par désir d'explorer, certainement, mais aussi à cause des liens d'amitié.
La stimulation qui résulte de l'innovation a poussé chacun à donner son temps et ses idées sans compter. Si bien que pour 30 $, vous aurez devant vos yeux une production qui en vaudrait facilement le double.
«Si on avait calculé, dans une optique de rentabilité, on ne l'aurait pas fait comme ça. On a créé le spectacle comme on le voulait, sans se poser la question des finances, sans compter les heures, pour offrir une création dont on est fiers.»
Après Québec, Fidelplasma part à la conquête de Montréal au printemps. Deux semaines de représentations qui devraient susciter beaucoup d'enthousiasme, et, espère-t-on, permettre au collectif d'aller se faire voir et entendre un peu partout, au Québec et ailleurs.
Vous voulez y aller?
QUOI: le Fidelecho
QUI: Fidelplasma
QUAND: du 15 au 18 décembre, 20h
OÙ: Théâtre Premier Acte (870, avenue De Salaberry)
BILLETS: 30 $
TÉL.: 418 694-9656 ou 418 643-8131












