Dans le cas du Match, Radio-Canada invoque un contexte budgétaire difficile. «Il s'agit de l'émission de variétés la plus coûteuse à notre antenne», plaide le porte-parole, Marc Pichette.
L'émission produite par La Presse Télé a aussi connu un déclin de ses cotes d'écoute depuis quatre ans. De 1 066 000 adeptes la première année, le Match est passé à 926 000 l'année suivante, puis à 743 000 en 2007-08, et à 664 000 cette saison.
Comble de l'ironie : au terme de la 100e émission, diffusée mercredi, l'animateur donnait rendez-vous au public à la 200e. Son souhait ne se réalisera pas. La dernière sera présentée le 8 avril.
La surprise est moins grande pour Grosse vie, qui n'a obtenu ni la faveur de la critique ni celle du public. La comédie signée Martin Forget et produite chez Avanti Ciné Vidéo disparaîtra donc après une seule saison, le mardi 3 mars. Dans ce 22e et ultime épisode, Barth mettra un terme à son année sabbatique en acceptant de jouer son propre rôle dans une série inspirée de sa vie.
Ce concept montrant Normand Brathwaite se jouant lui-même n'a jamais levé. La faiblesse des textes, de même que l'aspect dépassé de l'ensemble auront contribué à l'échec de Grosse vie, qui aura obtenu une moyenne de 496 000 téléspectateurs l'automne dernier. Un changement d'horaire en janvier n'aura rien donné : 433 000 accros auront résisté.
Marc Pichette explique l'arrêt simultané des deux émissions de Normand Brathwaite par «une malheureuse coïncidence». «Nous aimerions beaucoup retravailler avec Normand», ajoute-t-il, sans confirmer de projet précis.
Restera à Normand Brathwaite l'émission Belle et bum à Télé-Québec. Or, le diffuseur refusait jeudi de confirmer son retour à l'automne.
Radio-Canada n'a toujours pas confirmé non plus le retour de Roxy, son autre comédie avec Cathy Gauthier, aussi produite chez Avanti, mais affirme que des discussions ont été entreprises.
Il a été impossible de joindre Normand Brathwaite jeudi.
Mme Bourette chez Les invincibles
Les fans des Invincibles qui ont cru voir Mme Bourette dans l'épisode de mercredi soir n'ont pas rêvé. Personnage central du téléroman de marionnettes À plein temps, Mme Bourette dansait bel et bien au bar où le personnage de Rich (Patrick Drolet) avait convié les quatre Invincibles.
«Jean-François (Rivard, le réalisateur) a eu le flash de l'insérer dans une scène, sans aucune raison. On ne la reverra pas», confirme le coauteur et interprète de P-A, François Létourneau, dont la génération a été marquée par le personnage.
C'est la productrice Carmen Bourassa qui possède la marionnette chez elle. La légende veut qu'un badaud ait un jour découvert Mme Bourette dans un conteneur à déchets. Sacrilège!
Cette troisième et dernière saison des Invincibles est particulièrement captivante. Mention spéciale à Robert Lepage, qui a vu toutes les pièces de François Létourneau, et qui a pris le temps d'incarner un thérapeute qui change les gais en hétéros, en leur faisant fixer une spirale à côté de laquelle sa femme se déshabille. On le reverra dans un autre épisode.










