Coup sûr: Historia frappe un coup de circuit

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<i>Coup sûr</i>: Historia frappe un coup de circuit

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La mascotte Youppi au sommet de sa forme.

Photothèque Le Soleil

Richard Therrien
Le Soleil

(Québec) J'avais peur que Coup sûr, la minisérie documentaire d'Historia sur l'histoire du baseball au Québec, soit aussi lente qu'un match des Expos au Stade olympique. Lente? La série est tout sauf ça. Drôle, émouvante, emballante. Et un suspense fou!

Il faut dire qu'en regardant de longs extraits des trois épisodes hier, j'étais entouré de maniaques de baseball aussi célèbres que Paul Houde, Rodger Brulotte et Réjean Tremblay, qui s'enthousiasmaient ou se désolaient, au fil des succès et des déboires de leur défunte équipe. Un instant, on s'emballe, et puis l'autre, le «motton» nous prend.

Comme pour Knock-out, la récente série sur la boxe, pas besoin d'aimer le sport pour apprécier Coup sûr. En retraçant l'histoire du baseball, la série relate aussi une partie de l'histoire du Québec, et l'influence que l'une a eu sur l'autre. Quand l'ancien propriétaire des Expos, l'anglophone Charles Bronfman, craint que le Parti québécois entre au pouvoir en 1976 et menace de déménager l'équipe, il ignore que c'est un ministre de ce même parti, Claude Charron, qui permettra à l'équipe de passer du stade Jarry au grand stade olympique. Une fierté pour Charron, mais une tare pour les amateurs, qui ne finiront jamais par apprivoiser l'amphithéâtre froid et humide.

Scénarisée par le journaliste de La Presse Marc-Antoine Godin et réalisée par Nicolas Houde-Sauvé, l'émission commence jeudi prochain, à 20h, en relatant les balbutiements de ce sport au Québec à la fin du XIXe siècle, avec la création des Royaux, composés essentiellement de joueurs anglophones. À l'époque, un évêque indigné par le succès du sport avait interdit les matchs le dimanche.

Gilles Latulippe se souvient des belles années des Royaux au stade Delorimier à Montréal et de la popularité du lanceur Jean-Pierre Roy. En 1945, l'équipe annonce qu'elle engage un premier joueur noir, Jackie Robinson, qui fera époque. Les descriptions théâtrales et passionnées de Marcel Sabourin ajoutent à l'émotion suscitée par cet événement majeur de notre histoire.

Bien sûr, les Expos occupent la majeure partie de la série, où Réjean Tremblay agit comme producteur au contenu. On a du mal à l'imaginer, mais le logo des Expos valait plus cher que celui du Canadien à une certaine époque. Paul Houde se souvient qu'on se mettait chic pour aller voir le Canadien, mais qu'on allait aux Expos en jeans et en t-shirt, «pour avoir du fun!»

Le moment le plus drôle de la série appartient sans aucun doute à Souki, la première mascotte des Expos, probablement la plus laide de son espèce avec sa tête de balle de baseball. «Les enfants en avaient peur!» raconte Rodger Brulotte, alors que Roger D. Landry, ex-directeur du marketing de l'équipe, qualifie de «connardise» le choix de cette mascotte. Paul Houde raconte même que l'ancêtre de Youppi avait été mise K.-O. à la fin d'un match par un amateur qui la détestait. Landry créera Youppi, qui fera l'unanimité.

Les passages les plus cruels concernent les moments où l'équipe est passée à un cheveu d'une participation aux séries mondiales au tournant des années 80. Chacun des matchs cruciaux est raconté comme un film.

Une large part est bien sûr accordée à la vente de l'équipe au marchand d'art new-yorkais Jeffrey Loria, que détestent encore souverainement les anciens supporteurs de l'équipe. Lorsqu'il relate le dernier match de l'équipe en 2004 à New York, le commentateur Jacques Doucet est incapable de réfréner ses larmes.

Avec l'engouement actuel pour les Capitales de Québec, le baseball n'est pas mort chez nous. Mais à l'heure où plusieurs rêvent tout haut de revoir une équipe de hockey professionnel à Québec, personne ne parle du retour éventuel d'une équipe de baseball dans la métropole.

Choix télé

24 heures en 60 minutes

RDI à 19h

Jacques Parizeau commente les résultats financiers de la Caisse de dépôt et placement.

Biographies

Canal D à 19h

Portrait de Claude Legault, qu'on verra dans quatre longs métrages en 2009.

Une pilule, une petite granule

Télé-Québec à 20h

Pierre Légaré raconte son combat contre le cancer.

Discutez de télévision avec Richard Therrien sur cyberpresse.ca/therrien

 

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