Coupes à Radio-Canada: Québec perd 15 postes

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Coupes à Radio-Canada: Québec perd 15 postes

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Plusieurs employés à la mine triste sont sortis de la réunion convoquée à 14h30 pour leur apprendre les mauvaises nouvelles.

Le Soleil, Erick Labbé

Patricia Cloutier
Le Soleil

(Québec) Les mines basses étaient nombreuses mercredi après-midi, dans le hall d'entrée du 888, rue Saint-Jean, où les employés de Radio-Canada à Québec venaient d'apprendre que trois émissions locales étaient coupées et que 15 d'entre eux perdaient leur emploi.

Coupes à Radio-Canada: Québec perd 15 postes

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L'animateur Michel Lamarche voit son émission de radio, Un dimanche à Québec, disparaître dans la vague des coupes. Il n'y aura plus d'émission complète produite à Québec le dimanche sur les ondes du 106,3.

Le Soleil, Erick Labbé

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«Je me disais qu'à Québec, on avait déjà eu nos compressions l'année dernière», a commenté Frédérique Guy, directrice du Syndicat des communications de Radio-Canada, section de Québec.

Le Soleil, Erick Labbé

«C'est triste, c'est une journée triste à mourir», lâche Michel Lamarche, animateur de l'émission de radio Un dimanche à Québec, qui disparaît dans la vague des coupes.

«Cette émission nous donnait trois heures par semaine pour faire connaître nos héros, ici, à Québec. Que ce soit dans le domaine culturel, dans le domaine politique ou dans le domaine social.»

Dès les prochains jours, il n'y aura plus d'émission complète faite à Québec le dimanche à la radio de Radio-Canada (106,3). M. Lamarche considère les coupes faites hier dans tout le réseau comme les plus draconiennes depuis son embauche à Radio-Canada, il y a 20 ans.

À la télévision, c'est le Téléjournal midi et RDI junior qui écopent. Caroline Gaudreault, présentatrice du Téléjournal midi, s'explique mal cette décision. «Tout le monde sera payé pour se concentrer uniquement sur le 18h. Où seront les économies? [...] Je n'ai jamais travaillé dans une salle de nouvelles où il n'y avait pas de bulletin le midi. Pour moi, c'est impensable», dit-elle.

Chaises musicales

On ne sait pas encore qui à la station se retrouvera sans emploi. Outre les départs à la retraite, un jeu de chaises musicales s'enclenchera et ceux ayant le moins d'ancienneté finiront par perdre. Bien qu'il soit content de garder la présentation de son bulletin de nouvelles la fin de semaine, François Cormier est inquiet pour ses collègues recrues. «On est vraiment surpris de l'ampleur des coupes», commente-t-il.

«Je me disais qu'à Québec, on avait déjà eu nos compressions l'année dernière. Je ne m'attendais pas à ça», lance quant à elle Frédérique Guy, directrice du Syndicat des communications de Radio-Canada, section de Québec. Même certains journalistes travaillant sur Internet, un média en pleine effervescence, perdront leur poste.

François Bourque, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), croit que le moment est très mal choisi pour faire des compressions à Radio-Canada.

«C'est quand les télédiffuseurs privés ont de la difficulté à arriver qu'on a besoin d'une télévision d'État forte, d'une référence en information», dit-il. Si le gouvernement canadien investit dans les infrastructures en temps de crise, il devrait aussi soutenir l'information, comme rouage important de la démocratie, fait valoir la FPJQ.

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