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Pendant qu'on a montré sa désormais célèbre frasque, Jonathan Roy l'a courageusement visionnée, ne cherchant pas à regarder le plancher. Non seulement n'a-t-il pas voulu excuser son geste, mais il a d'emblée voulu en accepter tout le blâme, même s'il ne pouvait pas commenter l'incident en profondeur en raison du procès à venir. «C'est la seule bataille que j'ai eue de ma vie sur la patinoire, et c'est la dernière aussi je pense.»
Qu'il fasse son mea-culpa, on s'y attendait, mais qu'il prenne position sur les bagarres au hockey, on n'en demandait pas tant. «Les bagarres n'ont plus leur place dans le hockey, a-t-il dit. Honnêtement, si ce que j'ai fait peut aider la cause, je pense que c'est un pas en avant.» Ce à quoi Dany Turcotte a ajouté : «Tu t'es battu pour la cause!»
Même si son avenir au hockey n'est pas complètement fixé, Roy semble s'être véritablement tourné vers la musique. Même qu'il se dit meilleur chanteur que gardien de but. Chose certaine, il dit ne pas avoir le talent pour accéder à la Ligue nationale. «Dans la Ligue junior majeur, j'ai eu mon plafond de talent.»
Le jeune homme de 19 ans, dont la ressemblance avec son célèbre père était flagrante hier, semble très fier de son premier album, What I've Become, que Guy A. a qualifié de «très accrocheur» et dont on a entendu quelques extraits. Plusieurs curieux voudront le voir le 1er juillet sur les Plaines, puis au Festival d'été.
Robert Lepage
Québec était une fois de plus à l'honneur hier soir. Outre Roy, Robert Lepage a fermé la soirée, suscitant l'admiration des autres invités, qui buvaient ses paroles. Notamment Geneviève Borne, qui a vu son Dragon bleu trois fois.
Lepage, qu'on avait approché pour la mise en scène du spectacle d'ouverture des Jeux de Vancouver, a dû décliner parce que les organisateurs ne finissaient plus par se décider. «Tu te reprendras pour Québec 2046!», lui a lancé le fou du roi. Le créateur ne se doutait pas que son Moulin à images susciterait autant d'enthousiasme. Alors qu'on prévoyait attirer 1500 personnes par représentation, «des soirs, il y en avait 15 000!», s'étonne-t-il encore.
Certains ont trouvé le moyen de dire que le projet coûtait trop cher et qu'il «ne rapportait que des subventions à Robert Lepage, le BS de luxe», a cité Guy A. «C'est des voix mourantes et il ne faut pas les écouter», a rétorqué Lepage.
Le créateur, qui a perdu beaucoup de poids pour un spectacle de danse, s'est montré impitoyable à l'égard du gouvernement Harper, dénonçant les compressions en culture. «De toute façon, ils ne seront plus là à l'automne. Ça va être fini tout ça, on le sait tous. Mais d'ici là , ils font beaucoup de dommages.»
Il a toutefois vanté les qualités du maire Labeaume, qui se méfiait du milieu culturel, mais qui a fini par comprendre que le succès de la ville passait par lui. «Les vrais leaders, des fois, ce n'est pas nécessairement des bons bureaucrates, des bons gestionnaires, c'est des personnages, c'est ça des vrais leaders.»



















