Tournage de Wipeout en Argentine: les Québécois à l'assaut des grosses boules!

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Tournage de <i>Wipeout</i> en Argentine: les Québécois à l\'assaut des grosses boules!

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L'équipe québécoise de la maison de production Media Ranch était la 27e à tourner sa version sur le plateau d'Endemol, la firme qui a créé notamment Fear Factor et Big Brother.

Collaboration spéciale Santiago Lepera

Richard Therrien
Le Soleil

(Buenos Aires) Risqueriez-vous de vous disloquer une épaule ou de revenir à la maison couvert de bleus, tout ça pour peut-être remporter 5000 $? Aucune ecchymose n'aurait pu gâcher le plaisir de 200 Québécois sélectionnés parmi 18 500 candidats, qui se sont rendus depuis un mois à Buenos Aires, en Argentine, pour participer à la version québécoise du jeu extrême Wipeout, qui sera diffusée cet automne à TQS.

Même exténués, les concurrents en redemandaient. Vous auriez dû voir l'armada de sécurité autour des concurrents, au cas où un accident grave surviendrait. Heureusement pour la productrice Sophie Ferron, aucun incident n'aurait mérité un espace dans les faits divers du journal durant le tournage. «Les participants savent dans quoi ils s'embarquent», jure-t-elle.

L'équipe québécoise de la maison de production Media Ranch était la 27e à tourner sa version sur le plateau d'Endemol, la firme qui a créé notamment Fear Factor et Big Brother. La petite équipe de six personnes s'est greffée à l'équipe argentine. «Les Britanniques, qui tournaient en même temps que nous, et qui étaient cinq fois plus, ne comprenaient pas comment on pouvait réussir.»

Les Québécois n'étaient pas seulement efficaces dans la régie et sur le plateau, mais aussi au jeu. Un concurrent a même réussi à parcourir la première épreuve, qui comprend les fameuses grosses boules, en 49 secondes. Un record mondial.

«L'équipe de tournage nous a dit que les Québécois étaient vaillants, qu'ils n'abandonnaient pas facilement en comparaison avec ceux des autres pays», explique Sophie Ferron, qui est aussi agente pour Endemol au Québec.

La version québécoise, animée par Valérie Simard sur le terrain, n'aura pas un format d'une heure, mais bien de trois demi-heures par semaine. L'équipe souhaite ainsi accroître le suspense.

Des modifications ont aussi été apportées au déroulement, notamment l'ajout d'un cinquième concurrent à l'étape finale, la Zone Wipeout, désigné par les quatre meilleurs participants, qui devront jouer de stratégie. Et contrairement à la version américaine, qui réserve 50 000 $ au grand gagnant, nous devrons nous contenter d'un maigre gros lot de 5000 $. Deux coanimateurs, qui commenteront les performances à partir d'un studio de Montréal, seront désignés très prochainement.

Il y a de tout parmi les concurrents : au moins cinq professeurs, une travailleuse de rue de Québec, un ingénieur spécialisé en aéronautique, des pompiers, des policiers, et même une conseillère municipale de 57 ans!

Impressionnant, le plateau de Wipeout ressemble à un parc d'attractions. Si on a souvent l'impression que les décors, en général, ont «l'air plus petit qu'à la télé», c'est tout le contraire pour celui de la Zone Wipeout, dont la glissoire fait l'équivalent de sept étages.

Non, je n'ai pas eu le courage de faire le premier parcours de Wipeout, contrairement à mon intrépide collègue de RueFronte

nac.com, Caroline Roy, qui a plongé dans la boue et affronté les grosses boules pour sauver l'honneur des journalistes.

L'étape la plus éprouvante de Wipeout reste sans doute la «balayeuse», où les concurrents doivent sauter par-dessus un bras mécanique. Cinq concurrents se sont plantés dès le premier tour et une autre s'est enroulée autour du bras mécanique avant de plonger à l'eau. Il faut être fou pour avoir imaginé ça.

Il faisait chaud comme en été à Buenos Aires, où on est pourtant en automne. L'équipe québécoise a toutefois dû faire face à de nombreux impondérables au cours du mois de tournage, notamment le vol de l'équipement technique et le saccage du plateau, mais aussi la génératrice qui a pris feu.

Si ça marche, l'équipe reviendra l'an prochain pour tourner Wipeout 2, un parcours encore plus éprouvant.

Ce reportage a été réalisé à la suite de l'invitation de TQS.

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