Les anciens entraîneurs Michel Bergeron (à gauche) et Guy Carbonneau raviveront la flamme de la rivalité Canadien-Nordiques à la télévision, une idée du concepteur Stéphane Laporte (au centre).
Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve
Ils étaient nombreux à célébrer la renaissance de la rivalité entre Québec et Montréal lors de la conférence de presse pour la nouvelle série télévisée de Julie Snyder et de Stéphane Laporte, hier. En plus de ces derniers, on notait entre autres le maire Régis Labeaume, l'entraîneur des Remparts Patrick Roy, les entraîneurs Michel Bergeron et Guy Carbonneau ainsi que les joueurs de la LNH Alex Tanguay et Philippe Boucher, vainqueur de la Coupe Stanley.
Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve
En réalité, le premier magistrat se prêtait au jeu de la rivalité ravivée entre Québec et Montréal à l'occasion du dévoilement de la téléréalité La série Montréal Québec. «Notre maire s'est fait maganer par le maire de Montréal en conférence de presse ce matin [lundi]; ce sera notre revanche», a lancé Michel Bergeron, qui dirigera l'équipe de Québec.
Selon l'ancien entraîneur-chef des Nordiques, la rivalité qui opposait ses Bleus au Tricolore était la plus belle que le hockey ait connue. «Les gens ne l'ont jamais oublié. Chaque fois qu'ils viennent me voir, c'est pour me dire qu'il était bon, le but d'Alain Côté! Le hockey fait tellement partie de notre quotidien!» a affirmé celui dont le propre oncle, un partisan du Canadien, l'avait renié au plus fort de la guerre de l'autoroute 20.
Il ne faisait donc aucun doute dans l'esprit du «Tigre» qu'il accepterait la perche tendue par la productrice Julie Snyder, des Productions J. «J'ai passé huit belles années à Québec. Et de faire revivre la rivalité avec Montréal, il me semblait que le timing était bon. Surtout qu'on n'a jamais autant parlé d'un retour possible du hockey à Québec...»
À l'âge de 63 ans, Michel Bergeron aurait-il toujours la piqûre du coaching? «Je pensais que c'était fini!» s'est-il esclaffé.
Mais le concept imaginé par Stéphane Laporte, lui-même un mordu de notre sport national, n'a pas manqué de séduire le légendaire entraîneur. «Ce genre d'émission, une téléréalité sur le hockey, je pense que c'est une première. Et le fait que Carbo ait accepté d'embarquer, ça ajoute du piquant. On n'a jamais été des grands chums, mais on l'est devenus à cause du golf. Je pense que tout le monde est emballé par la situation.»
Trouver les faiblesses
Parlant de son adversaire de la métropole, Michel Bergeron a bien pris soin de peser ses mots lundi, question de ne pas se le mettre à dos en partant! «S'il a une faiblesse, je ne la vois pas. Ça va peut-être changer dans le feu de l'action... Mais s'il y a quelque chose qui joue contre lui, c'est peut-être qu'il a hâte que le téléphone sonne. Je vais essayer de jouer là-dessus... Parce que je sais qu'il veut revenir le plus rapidement possible. Et avec raison. Tout le monde sait qu'il a été congédié injustement.»
Si Michel Bergeron venait à avoir besoin d'aide pour mener sa mission à bien, il pourrait toujours se tourner vers le combatif maire de Québec...
«J'ai déjà un oeil dessus! Il est proche», a admis «Le Tigre», qui n'a toujours pas annoncé l'identité de ses adjoints.














