«C'est une des plus belles opportunités de ma vie», lance le breakdancer de 24 ans, joint à Toronto mardi après-midi. La deuxième présentation de la populaire compétition de danse présentée sur CTV a démarré mardi soir, mais quelques heures avant la diffusion, Nicolas Bégin devait encore garder le secret sur le contenu de la première émission, enregistrée dimanche.
«Il y a quelqu'un à côté de moi, et je ne peux vraiment pas en parler», s'est-il excusé en riant.
Sa famille et ses amis étaient déjà prêts à voter pour leur candidat favori : «Je sais que des gens du Studio Party Time organisent une grosse soirée pour écouter l'émission sur écran géant», nous a-t-il dit, ajoutant que le propriétaire de l'école de danse qu'il a fréquentée comme élève et comme enseignant pendant 12 ans lui avait même fait un site Internet.
Les «buildings» de la ville reine
Après avoir passé toutes les étapes d'auditions, le jeune homme originaire de Pintendre est heureux d'être installé dans la Ville reine. «C'est vraiment plus gros qu'on pense. Lorsqu'on arrive à Toronto, on voit la publicité monstre. Il y a des affiches sur les buildings à n'en plus finir... C'est drôle de se dire que c'est pour nous», raconte-t-il.
Entre le studio d'enregistrement et les rencontres de production, Nicolas Bégin en profite pour perfectionner son anglais : «J'ai beaucoup d'entrevues à faire (pour E-talk, notamment) et tous les meetings se passent en anglais, mais je me débrouille. Les gens aiment mon accent, ça fait cute.»
Celui qui se démarque par ses performances énergiques pimentées de clins d'oeil humoristiques s'est déjà beaucoup fait complimenter sur son large sourire, un atout indéniable pour charmer le public et les juges.
Nicolas s'était classé dans le top 40 l'an dernier. «Je m'étais rendu compte qu'il me manquait un peu de bagage au niveau technique.» Il a alors multiplié les allers-retours à Montréal pour se perfectionner au studio 8 Count, puisque les concurrents doivent savoir danser le jazz, le ballet, le contemporain, le ballroom...
Trois danseurs de Montréal et un de Trois-Rivières se sont également classés parmi les 20 meilleurs. Le grand gagnant de la compétition remportera un prix de 100 000 $ et une voiture de l'année, mais surtout une renommée importante dans le milieu de la danse.











