Q Ainsi Dumont 360 ramène les nouvelles régionales à l'antenne de V?
R Oui. Au début de l'émission il y aura un premier bloc de nouvelles de sept minutes présenté par des collaborateurs en région et, vers la fin, il y en aura un autre d'une durée de cinq minutes. Le reste de l'émission sera consacré à des commentaires sur l'actualité et à des entrevues avec mes invités en studio. Chaque jour on débattra d'un sujet en profondeur avec des experts, des décideurs ou encore des gens touchés de près par la question afin de pouvoir faire un tour complet sur une problématique donnée.
Q Parmi les sujets chauds que vous aurez bientôt à aborder il y aura notamment celui de la course à la direction de l'ADQ. Pourrez-vous rester neutre?
R Oui, tout à fait. Ceci étant dit, l'objectivité, je ne sais pas si ça existe vraiment... Je traiterai de ce sujet-là comme d'autres d'ailleurs, sous l'oeil attentif du public, qui lui, s'attend à une certaine objectivité. Bien sûr, il souhaite aussi entendre mes opinions. Dumont 360 est aussi une émission d'opinion. Lors des campagnes électorales, notre but, c'est de présenter tous les candidats, tous les partis, de faire valoir ce qu'ils ont à offrir et ensuite il faut laisser le public décider.
Q Vous êtes également un des conseillers en développement stratégique de V. Qu'est-ce que ce rôle implique?
R Le dévoilement de la nouvelle image de la station, ça a été l'aboutissement de plusieurs mois de travail. Au cours des dernières semaines, j'ai beaucoup travaillé sur l'émission mais aussi comme conseiller; ça m'a amené à travailler sur les enjeux de la relance d'une entreprise, sur la programmation, sur l'organisation de la collaboration avec les régions, sur le nouveau positionnement...
Q Qu'est-ce qui vous a motivé à accepter ce poste?
R Les premières offres, je les ai refusées. J'avais presque déjà accepté autre chose dans le monde des affaires et j'étais à un cheveu de signer. Mais finalement, c'est le goût de parler encore aux Québécois qui l'a emporté. Le fait qu'on m'offre de travailler au développement a également pesé dans la balance. Quand Maxime Rémillard m'a présenté le plan stratégique, j'y ai tout de suite adhéré. S'il m'avait dit : «On va devenir no 1 des cotes d'écoute des télés généralistes, on va dépasser TVA», j'aurais dit, c'est complètement illusoire!? Je suis très fier de ce qui a été accompli. Si on compare où le réseau était il y a un an....
Q En quoi la politique vous a préparé à votre nouveau rôle?
R Quand il est question des régions et de comment arrimer l'information, c'est sûr que pour moi, ce sont des enjeux qui sont assez naturels (rires). En politique, on n'est pas loin de l'univers des médias, ce sont deux univers un peu parallèles. La pensée stratégique et le positionnement, c'est aussi le type d'enjeux qui me sont familiers.
Q Dans la nouvelle grille de programmation, la case horaire de 23h a été allouée à L'attaque à 5 et à Poker After Dark. Êtes-vous content du retrait de Call TV?
R Personnellement, je considère que c'est une infopub. Quoi qu'en dise le Conseil canadien des normes, c'est du temps acheté et on doit le comparer avec des produits du même type. Le blâme du Conseil concernait certains jeux qui étaient mal construits et ça, je crois que c'est déjà corrigé. Je pense qu'à cet égard, le diffuseur a un devoir. Ceci étant dit, les gens appellent et font le choix d'investir un dollar en sachant qu'ils peuvent gagner ou perdre... Si vous achetez un gratteux et que vous ne gagnez pas, essayez d'aller à Loto-Québec pour vous faire rembourser votre piastre... Là, de toutes manières, ce créneau horaire n'est plus disponible. Mais je ne verrais pas de problèmes à ce que ça revienne un jour, avec un meilleur contrôle de la qualité.
Q À votre avis, a-t-on plus de pouvoir en politique ou à la télé?
R Il éclate de rire. Je vous répondrai dans 10 ans!











