Cette entente permet donc à Sortir FM de reprendre l'antenne après une pause cet été. Et preuve que les dirigeants de la station privée n'ont jamais craint de ne pas revenir en ondes malgré les embûches des derniers mois, la nouvelle programmation concoctée a été revue et corrigée. C'est ainsi que dès le 8 septembre, l'animateur-vedette de Sortir FM, Robert Gillet, reprendra son micro le matin entouré de cinq collaborateurs permanents, en plus d'être épaulé par une multitude d'autres intervenants.
Président et chef de la programmation de Sortir FM, Louis Massicotte s'est réjoui de la diversité et du nombre de collaborateurs - une vingtaine au total - que présentera l'émission À la table de Robert. Du nombre, remarquons notamment la présence du chroniqueur du Soleil François Bourque, qui a accepté une invitation hebdomadaire à se joindre à l'émission matinale. Il partagera entre autres sa vision de la vie urbaine à Québec.
Parmi les autres collaborateurs qui font leur apparition, notons Pierre Blais (culturel), François Marchand (développement urbain) et Denis Angers, de la Commission de la capitale nationale. Plusieurs anciens seront de retour, dont notamment Jean Brouillard (vie culturelle, urbaine et mondaine), Jérôme-Henri Dejardin (plaisirs gourmands) et Robert Dutrisac (journaliste au Devoir), pour ne nommer que ceux-là.
Durant le jour, tandis que l'émission du midi avec Jérôme-Henri Dejardin et celle du retour animée par David Lemelin ne reviennent pas, des «bulletins-agendas» seront servis en continu de 10h à 16h30. «Un espèce de LCN culturel et touristique», résume Louis Massicotte. La case horaire de 17h à 18h a été confiée du lundi au jeudi à Nathalie Clark.
De son côté, Robert Gillet s'est dit «très heureux» de revenir en ondes. Questionné à savoir s'il a craint que Sortir FM se retrouve sans fréquence en attendant la fin des démarches auprès du CRTC, l'animateur a assuré ne pas s'en être inquiété. «Je laissais les choses aller. J'ai assez d'expérience dans ce milieu pour ne plus m'en faire avec ce genre de choses.»
Pour Louis Massicotte, la confiance n'a jamais été ébranlée. «Il n'y avait aucun risque de ne pas revenir en ondes. C'était clair en juin.» Élément important à confirmer pour le dirigeant avant d'annoncer la nouvelle programmation, il lui fallait avoir la certitude de pouvoir terminer la saison sur la même fréquence. Une question de respect pour les annonceurs et le public de la station. D'après le président de Sortir FM, l'entente avec le groupe de Guy Simard a été «très, très cordiale». «Ils n'avaient pas besoin de la fréquence pour l'instant.»
Reste que pour Sortir FM, la priorité demeure toujours de mettre la main sur le 106,9. «On est en train de préparer le déménagement», a affirmé Louis Massicotte, bien que conscient que son groupe doit attendre le feu vert du CRTC. «On a le sentiment qu'on aura une réponse au cours de la saison», a-t-il lâché, sans vouloir présumer davantage.
Mais peu importe, que ce soit au 90,3 ou au 106,9, l'optimisme est solide chez Sortir FM. «Certains nous ont enterrés rapidement, mais il n'y aura pas de funérailles», a illustré Louis Massicotte. «On ne pèse pas sur le frein, on pèse sur la pédale à gaz!»
















