Parce que Big Brother n'est pas Loft Story. Oubliez la salle de gym et le salon de bronzage. Le plus vieux participant est dans la soixantaine et personne ne va là pour trouver l'amour. Quand un candidat n'est pas obéissant ou rate un défi, il doit manger un mélange dégoûtant de gruau, de jus de tomates et de tofu durant une semaine, et voit son eau chaude rationnée dans la douche.
D'ailleurs, la nouvelle équipe souhaite se dissocier de l'image de Loft Story. Le réalisateur, Frédéric Gieling, ne parle pas du loft, mais de la maison. Le confessionnal a été changé pour le bureau, et les lofteurs sont devenus les invités! Reste qu'on tourne dans l'ancien loft, redécoré et moins confortable que l'ancienne résidence.
Bref, on est loin du camp de vacances. Il y a bien une terrasse, mais elle est entourée de barbelés. Et on a même aménagé une salle de torture, surnommée «l'antichambre», où les candidats subissent des punitions.
Alors, qui veut se faire souffrir dans de telles conditions? Bien sûr, il y a le désir de célébrité. Et le gros lot de 100 000 $ en argent remis au gagnant. Mais entre-temps, les 15 candidats, sept gars et huit filles, devront obéir à une voix désagréable pendant 63 jours, et endurer des colocataires qui veulent gagner eux aussi. Car le but de Big Brother est de liguer tout ce beau monde les uns contre les autres et de «les pousser dans les extrêmes émotifs», au dire du réalisateur. Le public n'a pas son mot à dire, puisque les candidats sont les seuls à pouvoir s'éliminer un à un jusqu'au dernier.
Frédéric Gieling, un ancien de La course destination monde, assure qu'on entendra des propos plus intelligents à Big Brother qu'à Loft Story. «Ce n'est plus des barmaids et des clubbers ici. C'est autre chose», dit-il, très fier de son casting. L'un des candidats est avocat et fiscaliste, d'autres sont étudiant ou docteur en biologie. La plupart d'entre eux sont de grands fans des versions américaine et britannique de Big Brother et ne se sont jamais inscrits pour participer à Loft Story.
Parmi les candidats, des parents qui devront se séparer de leur famille, mais leurs enfants sont déjà grands. «On a eu une demande d'un parent d'un enfant de trois mois, mais on l'a refusée», raconte le réalisateur. Une personne de 71 ans s'était inscrite, mais n'avait pas une condition physique suffisante pour subir les différentes épreuves.
Les amateurs de Big Brother pourront se farcir l'émission sept soirs par semaine. Du lundi au vendredi à 19h, et les samedis et dimanches à 18h. En prime, le samedi à 18h30, Big Brother : l'émission des plaisirs coupables permettra à l'animatrice Chéli Sauvé-Castonguay et à l'ancien gagnant de Loft Story, Sébastien Tremblay, alias Gargamel, de poser un regard plus irrévérencieux sur l'émission. Le dimanche, pour le talk-show hebdomadaire de 18h, la journaliste de Rue Frontenac Pascale Lévesque, qui adore bitcher les participants de téléréalité, s'ajoute au duo pour commenter les événements marquants de la semaine en compagnie d'invités. Les plus accros pourront épier les moindres faits et gestes des candidats sur Internet. Pas d'animateur la semaine, monsieur Big Brother lui-même fera la narration de sa voix de stentor.
Comme dans plusieurs émissions du genre, les candidats sont privés de leur montre, et n'ont accès à aucun divertissement, que ce soit la télé, la musique, les journaux, les livres. Ils ne disposent même pas de papier ni de crayon.











