Eh bien, ce show-là commence lundi à 22h, à V, 13 ans après avoir été imaginé. Un gars le soir proclamera Jean-François Mercier comme nouveau «King» de V, rien de moins. «La télé est tellement propre, avec du beau monde, des belles dents, tout le monde est souriant. En voir un pas content d'être là, c'est le fun.»
L'émission sera-t-elle animée par Mercier ou par son personnage du «gros cave»? «Jean-François Mercier, yé plate! Se prétendre le "King" de V quand tu n'as rien fait, ça ressemble plus au "gros cave".»
Un gars le soir s'offre comme alternative aux nouvelles des autres réseaux. «On commence à avoir des nouvelles tôt le matin. Rendu au soir, c'est encore les mêmes nouvelles, elles commencent à être moins nouvelles. On va offrir une alternative différente, qui va rejoindre un public plus jeune», croit Jean-François Mercier.
Chaque soir, il recevra un invité, en commençant lundi par son ami Louis Morissette. Yvon Deschamps et sa fille Annie, Guillaume Lemay-Thivierge, Michèle Richard et les Grandes Gueules suivront. Des collaborateurs réguliers viendront pimenter la soirée : Nelson Harvey en sociopathe, Philippe Laprise tentera de remettre «le gros cave» en forme, Tammy Verge interpellera son côté féminin, et Mike Ward lui servira de faiseur d'image.
Pour préparer sa relève, Jean-François Mercier lance le concours des nobody. Du lundi au mercredi, des humoristes de la relève seront mis au défi, par exemple, d'animer un talk-show dans la rue avec des inconnus. Le meilleur coanimera l'émission du jeudi. «Le but est de trouver le prochain "King" de V, qu'on appellera le "V King"!»
Chose certaine, Un gars le soir n'aura rien d'un talk-show traditionnel. «Il va toujours y avoir une partie de performance. Ça peut être un malaise, un numéro de danse ou de chanson, mais on ne fera pas venir une chanteuse pour chanter son gros hit. Elle pourrait plutôt chanter le thème de "Da Giovanni"!»
Préenregistrée mais très collée sur l'actualité, l'émission subira un montage pour ne conserver que le meilleur. On tournera 45 minutes, mais on en gardera 30. Doit-on s'attendre à un «gros cave» vulgaire et irrévérencieux? Ce n'est pas parce qu'on est à V qu'on fouille dans les vidanges... «Ça ne sera pas un dépotoir, cette émission-là. On est à 22h, on peut s'en permettre un peu plus, mais je n'irai pas aussi loin dans la provocation que dans Les Bougon ou sur scène.»
Bye bye
L'homme aux 88 000 admirateurs sur Facebook prendra-t-il part au Bye bye de Louis Morissette et de Véronique Cloutier? Aucune offre ne lui a encore été faite, et, de toute façon, il garde un goût amer de son expérience d'il y a bientôt deux ans. «Je suis encore blessé de ça. Si on me le propose, c'est sûr que je ne le ferai pas aux mêmes conditions financières.»
Chose étrange, des gens lui reprochent le sketch de Barack Obama, jugé raciste par certains. «Je n'étais même pas dedans!» s'emporte l'humoriste, qui n'a d'ailleurs signé aucune ligne de cette revue de l'année controversée. «La réalité est plus ou moins importante, c'est la perception qui compte», déplore-t-il.











