Le jeu m'a attiré dans le journalisme. J'ai trempé dans l'activité physique et le sport amateur de la jeunesse avant de passer au jeu adulte. Plus exactement, au jeu de la symbolisation du monde et de la condition humaine par le truchement du théâtre. Avec un sentiment d'imposture d'abord... Je tenais alors le théâtre pour une dépendance de la littérature, et non pour un art autonome qui s'allie la littérature, entre autres, pour créer une fête des sens et du sens à même la rencontre des vivants de la salle et du vif de la scène.
Au lecteur, au Soleil, à ces chers funambules des plan-ches et des coulisses par qui s'anime la multitude des autres en nous, je dis ma gratitude. Et ma fierté du théâtre qui se pratique au Québec et à Québec, sur les scènes jeunes publics comme sur celles de leurs aînés. Le quart de siècle que j'ai passé à les épier est passé comme un rêve que je ne quitte qu'à demi. Les femmes et les hommes passent, le théâtre et sa raison d'être restent.
Bon parcours à tous dans le théâtre du monde.
- Jean St-Hilaire










