Visuellement, le voyage est somptueux, mais sur le plan narratif, il est sans doute trop ambitieux, voire prétentieux.
On suit le parcours d'une adolescente orpheline vivant au Moyen-Âge. Odyssée décide de partir sur les routes, routes qui mènent à la Renaissance italienne et à l'atelier de Leonardo de Vinci, puis chez Montaigne et l'Humanisme, et éventuellement chez Diderot et Rousseau pour aborder la philosophie des Lumières avant de rencontrer Delacroix et la Révolution française.
Six siècles d'histoire
Odyssée traverse six siècles d'histoire, accompagnée de Bernie, un enfant de la balle qui la fait monter sur les planches. Dans l'aventure, une histoire d'amour naît entre les deux protagonistes.
C'est toujours une bonne idée de ne pas sous-estimer l'intelligence des jeunes publics. Mais faire entrer des enfants de sept ans dans la synthèse de six siècles d'histoire de l'art et d'évolution d'idées, c'est peut-être voir un peu trop grand. D'autant que les ellipses temporelles rendent assez ténu le fil conducteur de la pièce. Et puis tout cela est assez sec, l'émotion fait rarement surface, sauf peut-être devant la naissance de l'amour entre Bernie et Odyssée.
Magnifiques marionnettes
Sur scène, un décor mouvant, qui donne à voir un atelier d'artiste ou une cathédrale, fait écho à l'évolution. Encadré par un écran où de très belles projections servent d'appui au texte s'ouvre un ballet de marionnettes qui rend l'histoire vivante et merveilleuse. Ces marionnettes à gaine chinoise sont manipulées de l'intérieur, et l'effet est très impressionnant. Cela suffit d'ailleurs à accrocher les jeunes spectateurs pendant un bon moment. Mais l'intérêt a semblé aller en diminuant tout au long de la représentation.











