L'idée est assez simple. Il suffirait d'avoir la possibilité d'emprunter un autobus à partir, disons, du port de Québec, jusqu'à un point déterminé plus haut sur la rivière Saint-Charles. À l'époque, nous étions partis du parc Les Saules et la balade avait duré trois heures. Mais ce pourrait être plus haut ou plus bas, ou les deux, dépendant du temps (et de l'argent) que les randonneurs sont prêts à débourser.
Son faible débit en fait, de plus, une activité ouverte à tous. Il suffit alors de louer le canot. Une fois rendu à destination, le locateur récupère le canot. Ça marche très bien sur la rivière du Bras-du-Nord, dans Portneuf, et sur bien d'autres rivières. Justement, Le Soleil a appris que la Société de la rivière Saint-Charles a présenté une demande aux autorités municipales et à d'éventuels bailleurs de fonds. «Les gens veulent profiter de leur rivière», souligne Jérôme Deschamps, le directeur général par intérim.
Il évalue à 60 000 $ le coût d'exploitation annuel du système de navettes. Celles-ci serviraient également pour les 31 km de sentiers qui longent la rivière (le parc linéaire de la rivière Saint-Charles, un des secrets les mieux gardés en ville). «On pourrait mettre en place des forfaits découverte pour la marche dès maintenant», s'enthousiasme-t-il.
Car il y a un hic pour la navigation en canot : elle est interdite par la Ville en raison de la qualité de l'eau. Mais avec la dépollution et les 14 bassins de rétention (qui ont coûté 160 millions $), j'imagine qu'on devrait bientôt permettre la navigation urbaine, non?











