Des soins pour le coteau Sainte-Geneviève

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Des soins pour le coteau Sainte-Geneviève

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Un projet pour ceux qui, matin et soir, montent et descendent l'un des nombreux escaliers-passerelles qu'abrite cet espace vert. Ces escaliers sont suspendus entre les quartiers Saint-Jean-Baptiste, Montcalm, Saint-Sacrement, d'une part, et Saint-Roch, Saint-Sauveur, Saint-Malo, d'autre part.

Le Soleil, Laetitia Deconinck

Jean-Marc Salvet
Le Soleil

(Québec) Poursuivre la mise en valeur du coteau Sainte-Geneviève n'est pas un rêve d'écolo. D'ailleurs, ce n'est pas un rêve du tout. C'est un projet. Un projet réaliste et réalisable.

Un projet pour ceux qui, matin et soir, montent et descendent l'un des nombreux escaliers-passerelles qu'abrite cet espace vert. Ces escaliers sont suspendus entre les quartiers Saint-Jean-Baptiste, Montcalm, Saint-Sacrement, d'une part, et Saint-Roch, Saint-Sauveur, Saint-Malo, d'autre part.

Le coteau Sainte-Geneviève est lié à la morphologie de Québec. Plus encore, il en est une caractéristique socio-économique.

Il s'étire sur la falaise bordant deux univers. Ses arbres chatouillent la haute ville et narguent la basse ville.

Pour le mettre davantage en valeur, pas besoin de créer une promenade semblable à celle des Gouverneurs, comme l'idée en a été lancée il y a plus de 100 ans. On peut par contre souhaiter qu'il accueille davantage de sentiers et de belvédères.

De nouveaux aménagements contribueraient à faire connaître ce lieu unique.

Entretenir d'abord

Mais la mise en valeur pour laquelle il faut d'abord plaider est plus modeste. Il s'agit... d'entretenir ce qui a été aménagé depuis quelque temps. De ne pas le laisser se dégrader.

Prenons ce bucolique trottoir de bois courant de la grotte où veille une statue de la Vierge Marie, près de la côte De Salaberry, jusqu'au centre Lucien-Borne. La Ville de Québec a investi plusieurs dizaines de milliers de dollars dans sa construction. Récemment, elle en a investi encore plus pour restaurer le secteur immédiat de la grotte.

Aujourd'hui, ces dollars paraissent avoir été jetés par la fenêtre. Québec a oublié qu'il ne suffit pas de construire : il faut soigner, entretenir.

La dégradation est malheureusement déjà visible. Les détritus s'accumulent : bouteilles vides, papiers, seringues, etc. Personne pour réparer les rambardes sectionnées.

Ce n'est pas en négligeant l'entretien que la Ville rentabilisera ses investissements. Ce n'est pas ainsi que davantage de gens auront envie d'emprunter l'un des escaliers cachés sous les frondaisons.

Pour donner au plus grand nombre l'envie de les emprunter - pour permettre à deux mondes de se rapprocher -, il faudra aussi en rendre les accès plus accueillants, plus invitants.

Québec pourrait par exemple verdir la rue Victoria, qui mène de l'escalier du même nom à la majestueuse église Saint-Sauveur.

Soigner, entretenir. On est loin du clinquant. On est dans l'indispensable b.a.-ba. Celui sur lequel élus et fonctionnaires devraient aussi veiller.

 

 

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