Connu autrefois sous le nom Groupe Bocenor, le fabricant de portes et fenêtres commercialisées sous les marques Bonneville et Polar a réussi, au cours de la dernière année, à tirer son épingle du jeu en dépit de la tornade qui fait des ravages dans le secteur immobilier en Amérique du Nord.Pour les neuf premiers mois de son année financière, GBO a enregistré une hausse de 2 % de ses ventes, qui sont passées de 47,2 à 48,1 millions $ comparativement à la même période l'an dernier. Se contentant d'un résultat nul il y a un an, l'entreprise de Sainte-Marie vient de compléter les neuf premiers mois de l'année avec un bénéfice net de 1 million $.
«Notre chiffre d'affaires a baissé depuis quelques années, mais notre profitabilité augmente», indique Marc Kupsh, vice-président exécutif de GBO. «C'est clair que nous visons une performance financière optimale. Le but n'est pas de vendre beaucoup, mais de vendre de façon profitable.»
GBO vend les trois quarts de ses produits au Canada, plus précisément au Québec, en Ontario et dans les Maritimes. Dans ce marché, les ventes ont progressé de 8,9 % au cours des trois premiers trimestres. Aux États-Unis, par contre, elles ont chuté de 16,5 %.
Malgré tout, GBO veut intensifier sa présence au pays de Barack Obama.
Déjà bien implanté dans le nord-est des États-Unis, GBO s'aventure maintenant vers les États du sud de la côte Est avec sa nouvelle gamme de produits StormBuster, composée de fenêtres à battant, de fenêtre à guillotine et de portes françaises spécialement conçues pour résister aux vents violents et aux objets projetés par les ouragans, les tornades ou les tempêtes tropicales.
«Le moment n'est peut être pas le plus propice pour étendre notre marché vers le sud-est des États-Unis, mais nous voulons être prêts le jour où le marché de l'immobilier va reprendre de la vigueur», affirme Marc Kupsh.
La concurrence pour ce nouveau produit haut de gamme qui est plus en plus recommandé par les compagnies d'assurances est déjà féroce, note André Lehoux, directeur de la recherche et du développement. «Depuis la fin de l'été dernier, nous travaillons avec des agents manufacturiers chevronnés pour développer un solide réseau de distribution», ajoute M. Kupsh, en soulignant l'existence au Canada d'un marché intéressant pour la gamme StormBuster dont la résistance du verre offre une protection contre les intrusions par effraction.
Selon le vice-président exécutif, la nouvelle ligne de produits devrait permettre d'atténuer la saisonnalité de l'entreprise. En général, le rythme des ventes tourne au ralenti deux trimestres sur quatre.
Le ralentissement économique, GBO l'avait vu poindre à l'horizon dès la fin de 2006. Heureusement, l'entreprise qui avait connu des déboires financiers l'obligeant, en 2004, à se placer sous la protection de la Loi sur la faillite avait déjà mis de l'avant des mesures visant à instaurer un processus d'amélioration continue non seulement pour sa ligne de production, mais dans l'ensemble des activitése de la compagnie.
L'entreprise a également pris des mesures pour s'ajuster à la fluctuation des commandes. Il y a deux semaines, par exemple, la production a été complètement arrêtée dans les trois usines de la compagnie. À l'occasion, GBO va recourir à la semaine de travail de quatre jours pour ses employés d'usine et de bureau.
GBO
Année de fondation : 1946
Président du conseil d'administration : Christopher Wood
Président et chef de la direction : Dennis Wood
Secteur d'activité : fabrication de portes et de fenêtres
Chiffre d'affaires : 54 millions $ au 28 février 2008
Nombre d'employés : entre 250 et 550, selon la saison
Symbole boursier : GBO (Bourse de croissance TSX)
Valeur de l'action : 10 ¢
Site Internet : www.bocenor.com












