Métal Bernard: tout n'est pas si noir

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Dossiers >

Affronter la crise

Actualité

Affronter la crise

Les analystes ont été nombreux à prévoir que 2009 sera une année difficile au plan économique. Dans un tel contexte, quelles stratégies des entreprises de la zone Québec-Chaudière-Appalaches adopteront-elles pour garder leurs employés et leur part de marché ? Des exemples dans une série à lire le mercredi. »

Métal Bernard: tout n\'est pas si noir

Agrandir

Le pdg de Métal Bernard, Louis Veilleux, et sa bible, The Toyota Way Fieldbook

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Gilbert Leduc
Le Soleil

(Québec) «Je fais partie de ceux qui croient que ce n'est pas parce qu'il pleut qu'il ne fait pas beau...»

La fin du courriel du président-directeur général de Métal Bernard, Louis Veilleux, ressemble à un cri du coeur. Visiblement, il en a plein le dos d'entendre, chaque jour, le chapelet de mauvaises nouvelles économiques. «Quand on écoute les nouvelles, on a envie de s'ouvrir les veines.»

Il invite donc Le Soleil à faire un détour vers Saint-Lambert-de-Lauzon pour constater de visu que Métal Bernard tourne à plein régime. «Actuellement, nos employés font des heures supplémentaires. C'est fou.»

Il s'agit de la deuxième visite du Soleil dans cette entreprise spécialisée dans la transformation du métal en feuille et qui fait partie du Groupe Mundial, qui compte trois autres entités manufacturières dans la Beauce et une boîte de communication à Québec.

Au printemps 2007, Louis Veilleux nous faisait une éloquente présentation d'une entreprise manufacturière qui s'était mise à l'heure de la philosophie du Toyota Production System et du lean management. Une entreprise pas comme les autres dont deux des principes directeurs adoptés par les dirigeants et les employés sont d'être heureux et d'être de bons conjoints et de bons parents pour leurs enfants.

Près de deux ans plus tard, Métal Bernard a gardé le cap. L'entreprise carbure toujours à l'amélioration continue. «Il faut continuer d'avoir foi dans nos idées. Ce n'est pas au moment où la tempête se lève qu'il faut lâcher le gouvernail. Il faut y voir une opportunité pour s'améliorer et pour poursuivre le développement de nos ressources et de nos procédés pour être prêt lorsque l'économie reprendra du poil de la bête.»

D'entrée de jeu, M. Veilleux annonce que l'année 2009 va être «merveilleuse» pour son entreprise. Vous avez bien lu. Il a dit «merveilleuse».

«Ça fait cinq ans que l'on se prépare à affronter une récession. Là, on s'en va à la récolte.»

Il fait remarquer que l'entreprise a engrangé autant de contrats que par les années passées. «Beaucoup de nos clients ont enregistré une baisse de leurs affaires. D'autres sont en croissance. Je pense à nos clients dans le secteur des transports comme Bombardier ou Nova Bus. Nous en avons également recruté de nouveaux. Ils sont venus nous visiter et nous ont adoptés.

«Et si on veut les garder, il faut miser sur trois facteurs : la qualité de nos produits, le service à la clientèle et les coûts. En ces temps de récession, nos clients comptent sur nous pour que nous leur fournissions des produits de qualité à un coût le plus bas possible.»

Éviter de faire des mises à pied

Éternel optimiste, Louis Veilleux assure qu'il ne porte pas de lunettes roses. «Nous ne sommes pas à l'abri des difficultés causées par un client qui ferait faillite ou par des mauvais payeurs.»

D'ailleurs, il ne se cache pas pour dire que les mois d'octobre, de novembre et de décembre ont été «très tranquilles». M. Veilleux raconte que les employés ont alors manifesté leur inquiétude. «Nous n'avons pas fait de mises à pied. Nous leur avions promis que nous n'en ferions pas. Nous avons respecté notre engagement.»

L'entreprise a profité de la courte période de répit pour accentuer les activités de formation de ses 100 employés.

Polyvalence

L'une des forces de Métal Bernard est la polyvalence de ses employés.

Qu'ils soient patrons ou salariés, syndiqués ou non syndiqués, les employés de Métal Bernard passent fréquemment d'un service à un autre. Il n'est pas rare qu'un employé de bureau aille donner un coup de pouce à un collègue dans l'usine. D'ailleurs, sur un babillard, un tableau énumère les habiletés supplémentaires de chacun des membres de l'équipe de Métal Bernard.

Ainsi, lorsqu'il y a un débordement de travail dans un service ? des indicateurs de production, tels des feux de signalisation, font état pratiquement en temps réel du niveau d'activité dans chaque service ?, des collègues accourent pour venir y donner un coup de pouce.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer