Le Bloc québécois tentait de faire témoigner devant un comité parlementaire le président de la Commission des champs de bataille nationaux, André Juneau, dont l'organisation est derrière les événements entourant le 250e de la bataille.
Mais la requête du Bloc n'aura probablement pas de lendemain, les libéraux refusant de l'appuyer.
Le député montréalais Pablo Rodriguez, qui siège sur le comité du Patrimoine qui aurait entendu M. Juneau, dit qu'il ne veut pas politiser cette affaire. Il ajoute, du même souffle, qu'il n'ira pas à la commémoration, cet été, à Québec.
De leur côté, les élus conservateurs québécois maintiennent que leur gouvernement n'a rien à voir avec tout ça.
Le ministre Jean-Pierre Blackburn accuse, lui aussi, les souverainistes d'utiliser cette affaire pour attiser les passions envers leur option.
Le ministre ne voit dans cet événement qu'une commémoration et non pas une fête. Et il tient à raconter qu'il est un exemple parfait «d'assimilation»: il est le descendant d'un Blackburn qui aurait servi dans l'armée de Wolfe.
De son côté, la conservatrice élue dans la région de Québec, Sylvie Boucher, tient à rester loin de cette controverse. Elle maintient que cette histoire n'a rien de politique, que son gouvernement n'en est pas responsable et que c'est à M. Juneau de décider ce qu'il veut faire du 250e de la bataille.
La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et le mouvement Impératif français ont annoncé cette semaine qu'ils tiendront une manifestation à Ottawa, le 22 février, pour dénoncer cette commémoration.











