«C'était une défaite, c'était un moment tragique pour la population française à l'époque. Mais il faut aussi se souvenir de ce qui est venu après, c'est-à-dire pas seulement la survivance du fait français en Amérique du Nord, mais son épanouissement. (...) Qui aurait pu prédire que 250 ans après il y aurait huit millions de Québécois et fiers de l'être? (...) Je suis fier de ça. Je ne suis pas fier de la bataille des plaines d'Abraham, mais je suis très fier de ce qui est venu après», a déclaré M. Ignatieff lors d'un point de presse suivant sa rencontre avec le maire Régis Labeaume.Le leader libéral a ajouté qu'il ne convenait pas de «faire la fête, parce que c'était un moment de défaite» et que toute commémoration devrait être «digne, sobre, respectueuse».
Il a toutefois reproché aux souverainistes de chercher à «dominer» le débat. «Les souverainistes ont (...) tout à fait le droit de participer dans un débat ouvert. Mais ce que je n'aime pas, c'est qu'ils essaient de dominer un débat libre. Et moi, en tant que personne qui aime le Canada et qui connaît un peu son histoire, j'aimerais pouvoir dire mon mot.»












