«Lui (André Juneau), il se rabat là -dessus. Sur des supposées menaces. Je trouve ça un peu baveux de nous faire la leçon sur la supposée démocratie canadienne. C'est un peu indécent. Nous, on voulait faire des manifestations et en démocratie, ça existe encore. Encore une fois, c'est la faute des méchants séparatistes», lance M. Falardeau.Selon lui, une tout autre raison aurait poussé la Commission des champs de bataille nationaux à battre en retraite. «Probablement que ses boss à Ottawa ne devaient pas être contents. "Hey, le cave, tu leur donnes (aux souverainistes) des raisons de se remonter''», suppose-t-il.
M. Falardeau croit que ses propos ont pu, en partie seulement, influencer la décision du fédéral. «Ben, tant mieux si ça leur a fait changer d'idée. Ça prouve que quand on se choque, ça vaut la peine. Il faudrait se choquer plus souvent. On n'a pas souvent l'occasion de se réjouir. Je ne cracherai pas là -dessus.»
Le cinéaste rappelle que ce n'est pas tant le fait de commémorer la bataille qui dérange que la couleur donnée à la reconstitution et l'identité du commanditaire : Ottawa. «Ça n'aurait pas été la reconstitution, mais "leur reconstitution''», dit-il, montrant le gouvernement fédéral.
«Il y a des gens qui nous ont accusés de vouloir nier l'histoire. Mais c'est pas nous, ça. J'en parle depuis l'âge de 20 ans, de 1759. C'est la base de notre tragédie. C'est là qu'on a perdu notre souveraineté et on se bat depuis 250 ans pour la retrouver», conclut-il.



















