La controverse des dernières semaines autour du 250e de la bataille des plaines d'Abraham éveille des tensions inutiles, plaide le grand chef Konrad Sioui, qui a fait connaître sa proposition, mercredi.
«Si c'est pour être de même, si vous êtes pour vous tirer des roches et vous chicaner entre vous autres, il va falloir que le grand frère revienne vous dire comment on fait quand on a des chicanes», a affirmé le grand chef.
M. Sioui considère de son devoir de proposer une façon d'apaiser les tensions. À partir d'un cérémonial historique rassemblant toutes les nations qui le souhaitent, le grand chef suggère de «souligner notre convivialité collective» avec un traité de paix comme celui de la «Grande Paix de Montréal, en 1701».
Arbre de paix
À partir de la symbolique amérindienne, il suggère aussi de planter un pin blanc, «arbre de la paix», dans un trou où l'on jette «des tomahawks, des articles de guerre, des mauvaises pensées», énumère M. Sioui. «L'ombre de cet arbre protégera la paix pour l'avenir de nos enfants», indique-t-il.
Le grand chef tient à rappeler que les Hurons ont aussi pris part à la bataille des Plaines, et qu'un traité de paix a été signé avec les conquérants anglais.
«L'esprit de ces traités est important et c'est ce qui viendrait peut-être ramener tout le monde ensemble, fédéralistes comme souverainistes», affirme le grand chef.
Il dit avoir discuté à deux reprises de ce type de participation améridienne avec André Juneau, de la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN), sans toutefois obtenir de confirmation.
La CCBN, au coeur de la tourmente soulevée par le projet de reconstitution, entend analyser la proposition du grand chef Sioui. «On va en prendre connaissance et il y aura des discussions ensuite avec M. Sioui», a indiqué hier Joanne Laurin, porte-parole pour la Commission.














