Directeur du journal souverainiste Le Québécois, M. Bourgeois n'a pas apprécié la façon dont le PQ s'est distancié de son organisation au cours des derniers jours.
«Ils ont tout le temps fini par nous tirer dans le dos quand il y avait des polémiques», a indiqué M. Bourgeois au Soleil, jeudi. «Alors ils vont sûrement le faire encore. Mais ils devront faire attention aussi. Chez nous, il y a des gens qui n'aimeront pas ça s'ils sont trop virulents. Et parmi eux, il y en a beaucoup qui sont leurs poseux de pancartes et leurs ramasseux de cinq piasses. C'est un divorce qui doit se faire à l'amiable s'ils veulent divorcer.»
Dans le forum du site Internet Le Québécois, mercredi soir, M. Bourgeois a comparé en gravité la déclaration de M. Bédard à l'affaire Yves Michaud, blâmé par l'Assemblée nationale en 2000. «Le PQ vient de me condamner totalement et très clairement, écrit-il. Yves Michaud était plus important que moi. Mais la condamnation est aussi violente.»
Les ponts coupés
À un militant qui lui a suggéré de prendre contact avec le PQ pour éclaircir l'affaire, M. Bourgeois a répondu : «Non, moi, c'est fini, je ne leur parle plus jamais!»
Le directeur du Québécois ne voit pas d'avenir politique pour son organisation et croit que le PQ demeure le véhicule «le plus solide et le plus sérieux» pour les souverainistes. Mais il entend mener sa «guerre politique» à sa manière. «On a été très critique envers le PQ, mais on se rend compte que ça ne sert pas à grand-chose parce qu'il ne change pas, dit-il. On s'est dit : ?Faisons comme s'il n'existe pas et marquons les points qu'on peut.?»
Il croit que son approche plus radicale permet de faire des choses que le PQ ne peut se permettre pour des raisons électoralistes. «On a jamais commencé à dire qu'on faisait dans la dentelle, dit M. Bourgeois. On n'essaie pas de devenir amis avec ceux d'en face. On essaie de gagner et les vaincre. (...) Pour nous, ça ne change pas grand-chose que la radio-poubelle s'énerve le poil des jambes. Nous, on brasse la cage. Le PQ ne voulait pas de la commémoration (de la bataille de 1759), nous, on l'a annulée.»













