La députée bloquiste de Québec, Christiane Gagnon, doit participer activement à l'événement par la lecture d'un texte au sujet des missionnaires. «On me l'a demandé», dit-elle. Et si on lui avait suggéré de lire le manifeste du FLQ? «On ne me l'a pas demandé», tranche-t-elle.
Le Soleil, Yan Doublet
De passage à Québec pour un caucus de deux jours, le chef souverainiste a donné son appui à la tenue du Moulin à paroles, la fin de semaine prochaine, sur les plaines d'Abraham.
«Ça fait partie de l'histoire du Québec, a fait valoir M. Duceppe. La pire des choses, c'est la nier. Il ne faut pas revenir au temps de Duplessis où on disait : ?Oublions des pans de l'histoire?. À l'école, quand j'étais jeune, on interdisait la lecture du rapport Durham. Pourtant, il fallait le savoir.»
Selon lui, il relève de la «censure» de demander l'annulation de l'événement, où différentes personnalités doivent lire des textes. Personne ne songerait à interdire la Marseillaise, l'hymne national français, parce qu'on y chante: «Aux armes, citoyens», ajoute M. Duceppe.
Il y a une grande différence, croit-il, entre la commémoration annulée du 250e anniversaire de la bataille des Plaines par une reconstitution et le Moulin à paroles.
Avec la reconstitution, «on fêtait dans ce temps-là, affirme M. Ducceppe. Certains conservateurs disent : ?C'est terrible de lire le manifeste?, alors qu'ils voulaient célébrer la bataille des Plaines. Il y a eu un peu plus de morts en 1759 que durant les événements d'octobre 70. Il y a un ridicule qui ne tue pas.»
La députée bloquiste de Québec, Christiane Gagnon, doit participer activement à l'événement par la lecture d'un texte au sujet des missionnaires. «On me l'a demandé», dit-elle.
Et si on lui avait suggéré de lire le manifeste du FLQ? «On ne me l'a pas demandé», tranche-t-elle.
Pas de pubs «négatives»
Par ailleurs, le chef du Bloc québécois ne croit pas que l'on puisse qualifier les nouvelles publicités de son parti contre Stephen Harper et Michael Ignatieff de «négatives».
«Il n'y a aucune attaque personnelle contre les individus, dit M. Duceppe. On n'a jamais fait ça. On ne fait que répéter les positions qu'ils ont prises dans le passé.»
Pour le Bloc, les libéraux et les conservateurs ont tellement de positions similaires qu'ils se valent l'un l'autre. L'application de la loi 101 dans les secteurs relevant du fédéral, la commission des valeurs mobilières unique, les plans d'assurance emploi, le déséquilibre fiscal, énumère M. Duceppe comme autant de dossiers où ses adversaires ont des attitudes semblables.
« lls défendent les mêmes intérêts, dit-il. Ils portent le même regard sur la nation québécoise. Une vision restrictive.»


















