Drainville accuse le gouvernement de censurer le Moulin à paroles

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250e anniversaire de la bataille des Plaines d'Abraham

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250e anniversaire de la bataille des Plaines d'Abraham

Le 250e anniversaire de la bataille des plaines d'Abraham n'en finit plus de susciter de houleuses passions. »

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Drainville accuse le gouvernement de censurer le <i>Moulin à paroles</i>

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«Si ça n'avait pas été du manifeste, ils auraient trouvé une autre raison pour ne pas participer au Moulin à paroles, a déclaré le député péquiste Bernand Drainville lors d'un point de presse. En ce sens là, je pense qu'ils nous prennent un peu pour des valises.»

La Presse Canadienne

 

Alexandre Robillard
Le Soleil

(Québec) Le député péquiste Bernard Drainville estime que le gouvernement québécois a exercé une forme de censure en refusant de financer une lecture de textes qui doit marquer le 250e anniversaire de la bataille des plaines d'Abraham.

M. Drainville juge que les libéraux ont utilisé la lecture du manifeste du Front de libération du Québec (FLQ) comme prétexte pour se dissocier de l'événement, qui se tiendra en fin de semaine.

«Si ça n'avait pas été du manifeste, ils auraient trouvé une autre raison pour ne pas participer au Moulin à paroles, a-t-il dit lors d'un point de presse. En ce sens là, je pense qu'ils nous prennent un peu pour des valises.»

Les organisateurs du Moulin à paroles avaient demandé un financement de 20 000 $ mais en faisant part de son refus, la semaine dernière, le gouvernement avait insisté sur la présence du manifeste du FLQ au programme.

Le ministre responsable de la Capitale nationale, Sam Hamad, avait affirmé que la lecture du texte constituait un encouragement au terrorisme.

Le premier ministre Jean Charest a quant à lui déclaré que pour cette raison, aucun représentant de son gouvernement ne participerait à la soirée.

M. Drainville a affirmé mercredi qu'en refusant de financer l'événement, le gouvernement a exercé une forme de censure. «Ils s'étaient engagés à financer l'événement et ils ont décidé de retirer leur financement, a-t-il dit. Je pense que c'est une façon de censurer l'événement.»

Le bureau de M. Hamad a indiqué mercredi qu'aucune garantie de financement n'avait été donnée aux organisateurs.

L'attaché de presse du ministre, Alexandre Boucher, a soutenu que la lecture du manifeste n'était pas la raison de la décision du gouvernement, mais plutôt la dimension partisane de l'événement.

«Même s'ils n'avaient pas lu le manifeste du FLQ, ce serait resté un événement partisan, a-t-il dit. Et pour cette raison-là, parce que c'est un événement partisan, il n'est pas question qu'on mélange fonds publics et politique.»

M. Boucher n'a cependant pas été en mesure de préciser les critères déterminant un événement partisan.

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