«C'est un privilège qui s'est présenté et j'ai tenu à le rencontrer, car j'avais besoin de faire la paix avec quelque chose. Lors de la déportation, la famille de mon père s'est cachée dans la forêt du Madawaska avec les Amérindiens alors que celle de ma mère s'est réfugiée aux Îles-de-la-Madeleine», explique-t-elle.
Bien au fait de l'histoire de son peuple, Isabelle Cyr, n'aurait jamais cru un jour serrer la main d'un descendant de Wolfe.
«Je me suis présentée et il a été très gentil et d'une grande délicatesse. Il était curieux de savoir qui j'étais», poursuit-elle.
La comédienne se promettait de passer un coup de fil à son frère, un ancien président de la Société nationale acadienne qui réside à Moncton. «Je suis certaine qu'il ne devinera jamais de qui je viens de serrer la main. C'est bien de voir que l'histoire peut mener à une telle réconciliation.»
















