«Je pense qu'on en avait assez parlé!», a lancé le maître de cérémonie, Pierre Laval-Pineault, pour justifier la décision. Les leaders souverainistes qui ont participé au Moulin à paroles hier ont d'ailleurs tenu à se dissocier des actes posés par les
felquistes.
«Moi, je ne l'aurais pas applaudi», a avoué la chef du PQ, Pauline Marois, au sujet des applaudissements nourris qui ont salué les deux lectures du manifeste. «Je suis en désaccord avec le manifeste mais il ne faut pas cacher cette période de notre histoire.»
Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, tenait un discours semblable. «Il fallait le lire car il a marqué l'histoire, mais je ne suis pas d'accord avec son contenu, notamment la façon dont sont qualifiés MM. Trudeau et Bourassa», a-t-il commenté au sujet des termes «Bourassa le serin des Simard» et «Trudeau la tapette» utilisés dans le manifeste.
Quant à Françoise David, de Québec solidaire, elle a avoué avoir été frappée par le manifeste quand elle l'a entendu pour la première fois à l'âge de 22 ans.
«Et je n'étais pas la seule, car ça traduisait une aliénation que plusieurs ressentaient à l'époque. Cependant, suite à l'assassinat de Pierre Laporte, j'ai trouvé que c'était trop», a-t-elle commenté, ajoutant qu'elle n'était pas fâchée que la lettre du défunt ministre à Robert Bourassa ait également été lue. «Bourassa a laissé tomber M. Laporte car il n'y avait pas eu beaucoup de négociations avec le FLQ», conclut-elle.












