«Le 400e était un événement historique unique, alors les médias québécois ont accordé une grande place à la ville de Québec. Tellement qu'ils sont aujourd'hui comme en lendemain de veille et c'est le Carnaval qui subit l'effet post-partum», explique Jean-François Dumas, président d'Influence Communication.
Par contre, l'intérêt des médias au Canada anglais a connu une hausse de 33% depuis 2006. Les journalistes de l'Alberta et de l'Ontario comptent parmi les plus fidèles supporteurs de l'événement.
«Après le passage de la mairesse [Andrée] Boucher au Stampede de Calgary, en 2007, les médias se sont entichés du Québec», note M. Dumas. Si bien que 81,3 % des Canadiens connaissent le Carnaval de Québec pour en avoir au moins déjà entendu parler.
En 2006, 68% de la couverture médiatique du Carnaval provenait de la grande région de Québec à l'échelle provinciale. Aujourd'hui, cette proportion s'établit à 86%.
«Les médias montréalais ne manifestent pas un grand intérêt pour le Carnaval», affirme M. Dumas.
Il montre du doigt les relationnistes. «Ce n'est pas la faute aux médias. Ils ont de la place pour parler du Carnaval. Ce sont les relationnistes qui doivent créer un buzz et faire un plus gros effort afin que l'événement rayonne à l'extérieur de la ville. Ça attirerait plus de gens aussi», affirme-t-il.
Malgré tout, le Carnaval continue de susciter l'intérêt des médias internationaux, parfois aussi loin qu'en Corée du Sud et en Chine une fois de plus cette année.













