Jour 14: Pour en finir avec les nutriments

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Jour 14: Pour en finir avec les nutriments

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Détail de la couverture de l'essai In Defense of Food, de Michael Pollan

Marc Allard
Le Soleil

(Québec) S'il y a une chose qui ne me manque pas depuis que je mange bio et local, c'est de me soucier des nutriments. Avant, je passais la moitié de mon temps à l'épicerie à vérifier les valeurs nutritives et les étiquettes du genre «faible en gras», «haute teneur en fibres» et «25 % moins de sodium».

Maintenant, je m'en fous. Du pain, du lait, des oeufs, du porc, du chou, des tomates, des oignons, peu importe, je sais que rien de tout ça n'a été transformé, ou à peu près pas. Et je n'ai pas besoin de regarder derrière les emballages pour voir quelle quantité de sucre, de gras ou de sel a été ajoutée. Tout au plus, j'ai à choisir si je préfère mon lait à 2 ou 3, 25 % ou mon boeuf haché maigre ou mi-maigre.

Tant mieux pour moi, mais surtout pour ma santé, si j'en crois l'essai In Defense of Food, du journaliste du New York Times Magazine, Michael Pollan. Selon lui, le meilleur moyen d'être en santé est justement d'éviter les produits transformés avec des étiquettes santé et de ne pas se fier à ce qu'il appelle le «nutritionnisme», cette tendance à réduire un aliment à ses composantes.

«Le nutritionnisme, écrit-il, tient la diète occidentale pour acquise, tentant de modérer ses effets les plus délétères en isolant les mauvais nutriments - des choses comme le gras, le sucre, le sel - et d'encourager le public et l'industrie alimentaire à les limiter. Mais après plusieurs décennies de conseils santé fondés sur les nutriments, le taux de cancer et de maladies du coeur n'ont diminué que légèrement aux États-Unis (la mortalité liée aux maladies du coeur a baissé depuis les années 50, mais c'est surtout grâce à l'amélioration des traitements) et les taux d'obésité et de diabète ont monté en flèche.»

Bref, je ne suis peut-être pas si mal pris avec mon panier bio.

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