Mardi matin, j'ai eu le malheur de voir une couverture de livre où il y avait des raisins. Toute la journée, j'ai eu envie de courir à l'épicerie pour acheter une grappe. Je pense que je l'aurais dévorée au complet avant de remettre gentiment la tige au caissier.
Mes deux premières semaines de bouffe bio et locale ont été presque dépourvues de fruits. Dans mon panier bio, il y avait un sac de fraises congelées que j'ai vidé en une soirée. La semaine passée, j'ai mis la main sur un panier de pommes Cortland au Marché de solidarité régionale et je vous ai dit à quel point j'étais heureux. Sinon, j'ai acheté un mignon petit pot de confiture aux bleuets et un autre au cassis. Vidés, eux aussi. C'est tout.
J'ai toujours mangé plus de légumes que de fruits, et j'ai même déjà dit à quelqu'un que je pourrais me passer de ces derniers. Quelle connerie! Au bout de deux semaines sans fruits, ou presque, je vous jure que j'aimerais vivre dans un pays tropical. Je m'ennuie terriblement du jus d'orange le matin, du raisin, du citron, de la lime, etc. Et même des fruits que je ne mange habituellement que chez Cora, comme le melon de miel, le cantaloup et l'ananas.
C'est leur goût sucré qui me manque. Si j'avais le choix entre des bonbons et un fruit, je vous garantis que je choisirais le second. Sauf que l'hiver, on n'en produit plus au Québec. Oui, il y a la tomate de serre que je viens de trancher, mais tout le monde sait que ce n'est pas vraiment un fruit...
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Lundi, j'ai été invité à l'émission Dupont le midi, à CHOI. L'animateur, Jérôme Landry, m'a demandé au moins trois fois d'admettre (!) que c'est impossible de manger bio et local pour une famille. Je n'étais pas d'accord. Je pense qu'il y en a beaucoup qui font de leur mieux. Mais je n'ai pas d'enfants, alors j'aimerais bien parler à une famille qui lui donnera tort. En connaissez-vous une? Écrivez-moi.











