Maintenant, je n'y vais plus pour les raisons que vous connaissez, et je dois dire que le chaleureux «Bonjour» matinal de cette dame commence à me manquer.
En même temps, c'est bien, parce ça me force à bouger un peu plus. Au lieu de prendre un pain tranché Weston de l'autre côté de la rue, par exemple, je dois monter la côte jusqu'à la rue Saint-Jean pour aller à la boulangerie Le Panetier Baluchon, où ils font du pain de blé entier intégral avec des céréales bio de la Beauce.
Mieux encore, samedi, je me suis rendu à pied au Marché du Vieux-Port, où je ne vais jamais d'habitude. Même s'il n'en reste plus beaucoup, j'ai trouvé quelques légumes, sans oublier les graines de sarrasin (paraît que ça peut remplacer le riz).
En temps normal, avec le froid, je vous jure que je me serais contenté d'un plat préparé d'avance. En revanche, hier, ma mère aurait été fière de moi; j'avais les pommettes rouges. Et, franchement, il y a quelque chose de très satisfaisant à revenir les bras chargés de provisions après une longue marche.
Ce n'est peut-être pas ce qui va me valoir la couverture de Men's Health. Mais ça vaut au moins quinze minutes chez Nautilus...
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