Si ma période d'abstinence avait duré plus longtemps, peut-être un peu, j'imagine. Malgré ce que dit la vieille platitude, l'argent ? et le matériel qu'il permet d'acheter ? peut faire le bonheur, m'explique Simon Langlois, professeur à l'Université Laval qui enseigne la sociologie de la consommation.
«Plus les ménages ou les individus disposent de revenus élevés, plus ils ont tendance à être heureux, ça, c'est un fait très avéré. On observe ça dans beaucoup d'études.»
Le paradoxe, dans notre société d'hyperconsommation, c'est que «lorsque le revenu augmente, les aspirations augmentent encore plus vite, ce qui crée de l'insatisfaction ou de la frustration devant l'impossibilité de satisfaire complètement nos désirs, explique le professeur. (...) C'est un peu comme si on disait que l'appétit grandit plus vite que le gâteau.»
Or, estime M. Langlois, la classe moyenne devient de plus en plus gourmande, notamment en matière de produits technologiques. Tant mieux pour les plus nantis qui ont les moyens de se les procurer. Le problème, c'est que les autres aussi continuent à regarder la circulaire de Future Shop.
Heureusement qu'il y a les petites annonces classées...













