Le candidat Marchand vante un monorail aérien

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Battu aux élections du 1er novembre, l'ex-député bloquiste... (Le Soleil, Laetitia Deconinck)

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Battu aux élections du 1er novembre, l'ex-député bloquiste de Québec-Est Jean-Paul Marchand vise la mairie.

Le Soleil, Laetitia Deconinck

Jean-François Néron
Le Soleil

(Québec) Il y a deux semaines à peine, l'ex-député bloquiste de Québec-Est, Jean-Paul Marchand, ne pensait pas se présenter candidat à la mairie de Québec. Aujourd'hui, il considère la course comme un «excellent moyen» de faire connaître son projet de train monorail aérien, un con­current au TGV.

M. Marchand se présente quasiment comme le candidat d'un projet dans ces élections. Il travaille depuis deux ans sur ce qu'il décrit comme une première mondiale. Il ne s'en cache pas : son élection faciliterait sa réalisation.

TrensQuébec, pour Transport rapide électrique national suspendu du Québec, représente un groupe qui voudrait lier les régions du Québec par un train aérien bidirectionnel propulsé par des moteurs-roues électriques, inventé par l'ingénieur québécois Pierre Couture. Le train, appelé «unité de transport», roulerait à une dizaine de mètres dans les airs sur un rail soutenu par des pylônes.

«Il y a un élément d'incrédulité par rapport au projet, dit M.?Marchand. Mais ce n'est pas une utopie.» Le premier tronçon relierait Québec et Montréal. Devant le peu de journalistes rassemblés pour l'écouter, le candidat Marchand veut visiblement vendre sa salade.

«Le train a l'avantage de coûter 5 à 7 millions $ du kilomètre plutôt que 35 millions $ pour le TGV. Le fait qu'il soit suspendu le rend à l'épreuve du gel au sol et les véhicules peuvent braver n'importe quelle tempête», dit-il. Selon cette logique, la facture pour les 250 kilomètres entre les deux villes s'élève à environ 1750 millions $.

M. Marchand ajoute que sa con­ception fait qu'il peut s'installer pratiquement n'importe où, même en milieu urbain. Les véhicules, ou wagons, pourraient accueillir 60 à 75 passagers. D'autres sont prévus pour le transport de marchandises. Indépendants les uns des autres, les véhicules, dont la vitesse de croisière est estimée à 250?km/h, pourraient offrir plusieurs départs quotidiens.

Le candidat se défend bien d'être en conflit d'intérêts. Selon lui, ce sont tous les Québécois qui en profiteraient puisqu'il voudrait faire de TrensQuébec un organisme national à but non lucratif. En cinq ans seulement, le projet se rentabiliserait, croit-il.

Évidemment, les gouvernements supérieurs devraient participer à la réalisation du monorail aérien. Avant tout, M. Marchand imagine l'aménagement d'un centre de recherche à Québec qui travaillerait à la réalisation d'un «banc d'essai» d'une durée de trois ans. Le coût de cet avant-projet : 150 millions $.

Battu aux élections de novembre, l'ex-député compte bien poursuivre la promotion du monorail aérien. En attendant, il avertit les supporteurs d'un TGV que c'est une «grosse erreur» d'investir dans un train rapide conventionnel.

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