«À l'époque, des patros, ça fonctionnait. Et moi, je veux qu'on revienne à l'époque des patros et des centres récréatifs. C'est pas du old fashion. C'est parce qu'il y a un besoin de regroupement. Quand j'étais jeune, je ne me posais pas de question. J'allais dans un centre récréatif. Je n'avais pas besoin d'aller dans un parc, pis mener la chicane-là.»
Il y a bien eu la vague des maisons des jeunes. Toutefois, M. Labeaume indique que ce concept fonctionne moins bien qu'à ses débuts.
Dans la tête du maire, la question est réglée. «Quand on va investir dans une infrastructure sportive ou culturelle ou de
loisir, on va se demander quel impact social on a.» Actuellement, il constate que les endroits où il existe une concentration de pauvreté sont ceux où il y a moins d'équipements sportifs. Les endroits ciblés sont Limoilou, Saint-Roch et Saint- Sauveur.
«Il nous manque une palestre pour la gymnastique. La proposition initiale était de la faire en périphérie. J'ai dit non, ça va être au centre-ville à cause de l'impact social, de pouvoir rassembler les jeunes», justifie le maire.
«Il faut redonner des équipements dans ces quartiers. C'est la priorité. C'est important comme facteur d'intégration. Il y a le centre Saint-Roch, où les rats passent à peu près dans les corridors», illustre-t-il pour expliquer la désuétude des installations. «Il faut mettre le bull dans le centre Saint-Roch et décontaminer le terrain.»
Autre exemple pour marquer l'urgence d'investir dans de nouveaux équipements, M. Labeaume relate une rencontre qu'il a eue avec des organisateurs sportifs de Saint-Sauveur. «Vous auriez braillé. Ils vont dans les maisons. Ils fouillent dans les gardes de robe pour chercher l'équipement, pis y'amènent les jeunes. Ils les inscrivent eux autres mêmes parce que y'a pas de parents qui s'en occupent. Y'en a pas de terrain de soccer synthétique dans ce coin-là.»
Mais c'est un problème qu'il compte régler... à la grandeur du territoire. «Nous voulons accélérer les investissements dans les terrains synthétiques. Surtout avec l'été qu'on a passé, les jeunes sont découragés.» Ils sont environ 26 000 à pratiquer ce sport dans la région.
Après les terrains de Chauveau et de Giffard, d'autres subiront leur transformation du naturel au synthétique et de nouveaux verront le jour comme à Limoilou et dans Saint-Sauveur.






















